Une nouvelle s’ouvre pour le Gabon dans le cadre de la sécurité aux frontières et la lutte contre la criminalité transnationale organisée. En effet, le 20 avril 2026, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et le gouvernement gabonais ont signé une lettre d’accord pour la mise en œuvre du Programme de contrôle des conteneurs et des passagers (PCCP) dans le pays. Ce qui marque une étape importante dans le renforcement de la sécurité aux frontières et la lutte contre la criminalité transnationale organisée.
La cérémonie de signature qui s’est tenue à Libreville a réuni des représentants de haut niveau du gouvernement du Gabon, notamment le ministre d’État, en charge des Transports, le ministre d’État, en charge de la Défense, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, ainsi que le ministre Délégué chargé du Budget en représentant le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère. L’événement a également réuni le Chargé d’affaires adjoint par Intérim de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique, la Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies, et le Coordonnateur régional de l’ONUDC pour les programmes de gestion des frontières en Afrique.
Une étape clé pour le Gabon dans la lutte contre les flux illicites et la criminalité transnationale organisée
La signature de cet accord constitue une étape clé pour le Gabon dans la lutte contre les flux illicites et la criminalité transnationale organisée. Elle permet la mise en œuvre du Programme de Contrôle des Conteneurs et des Passagers (PCCP) de l’ONUDC au Gabon, ainsi que l’appui au Gouvernement dans la création d’une Unité de Contrôle Portuaire au port de Libreville–Owendo, composée de représentants des douanes, de la police, de la gendarmerie, des Eaux et Forêts, des transports et de la sécurité portuaire.
À travers la mise en œuvre du PCCP, les autorités nationales bénéficieront de formations spécialisées, d’un appui technique ainsi que des outils spécialisés visant à renforcer la gestion des risques, le ciblage et la coordination opérationnelle. En favorisant une coopération accrue entre les institutions nationales et les partenaires internationaux, le Programme contribuera à améliorer le partage d’informations et à renforcer l’efficacité des réponses face aux menaces telles que le trafic de drogues, la criminalité liée aux trafics de bois illicite et d’espèces sauvages, ainsi que d’autres formes de criminalité transnationale organisée. Ce projet est mis en œuvre avec le soutien financier du Bureau des affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi (INL) du Département d’État des États-Unis, dont l’appui a été déterminant pour sa mise en œuvre.
Quid du Programme de contrôle des conteneurs et des passagers ?
Le Programme de contrôle des conteneurs et des passagers (PCCP), mis en œuvre en collaboration entre l’ONUDC, l’Organisation mondiale des douanes (OMD), et l’INTERPOL, soutient les gouvernements dans la mise en œuvre des Unités des contrôles aux ports et aéroports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Le lancement du Programme au Gabon témoigne de l’engagement du pays à renforcer la gestion intégrée des frontières et à lutter contre la criminalité transnationale organisée.
Une matérialisation de vision du président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA
Dans son intervention, le ministre délégué chargé du Budget en représentant de l’économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, Marc ABEGHE n’a pas manqué de rappeler qu’il s’agit de la matérialisation de la vision du président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA. Laquelle consiste à bâtir une économie garonnaise diversifiée, compétitive et durable, fondée sur la rigueur et l’intégrité..
Selon lui, « Plus de 420 millions de conteneurs traversent les mers chaque année, dont la majorité transportent des liens licites. Cependant, une partie importante est détournée pour le trafic de produits forestiers et d’espèces animales protégées, des stupéfiants, des armes et pour la contrebande des marchandises illicites. Dès lors, la signature de cet accord témoigne de l’engagement ferme du gouvernement à renforcer la coopération internationale et à améliorer la coordination, l’analyse et l’échange d’informations. Cet accord, qui est le fruit d’un partenariat avec l’ONUDC, répond également à la vision du président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, qui consiste à bâtir une économie garonnaise diversifiée, compétitive et durable, fondée sur la rigueur et l’intégrité. », a -t-il indiqué.
Pour sa part, Mme la Chargé d’affaires Adjoint par Intérim de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique, Christine Sappenfield est revenue sur le enjeux dudit programme et l’implication des États-Unis d’Amérique à ce programme. « Grâce au Programme de contrôle des conteneurs et des passagers soutenus par le Département d’État des États-Unis, nous collaborons avec le Gabon pour renforcer la détection et la répression. Ce programme vise non seulement à intercepter des marchandises illicites, mais aussi à protéger l’économie gabonaise, préserver les ressources naturelles et renforcer la sécurité régionale. », a-t-elle renseigné.
Javier Montano Duran, Coordonnateur Régional de l’ONUDC pour les Programmes de Gestion des Frontières en Afrique, a de son côté souligné que, « Cette Lettre d’accord reflète avant tout une confiance mutuelle et une volonté commune. Elle illustre l’engagement du Gouvernement Gabonais et de l’ONUDC à travailler dans un esprit de partenariat, fondé sur le respect, la complémentarité et la responsabilité partagée. »
« Cette initiative s’inscrit pleinement dans les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, en particulier l’objectif 16 relatif à la paix, à la justice et à des institutions efficaces. Elle reflète également l’approche intégrée du système des Nations Unies, qui vise à traiter les causes profondes de l’insécurité en articulant les dimensions de gouvernance, de développement et de résilience. », a pour sa part elle mis en exergue, Fatou Aminata Lo, Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies].



















