La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) vient de produire les mises à jour des évolutions économique, monétaire et financière internationale et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) au troisième trimestre de l’année 2025.
Au plan sous-régional, il en ressort que l’Indice composite des activités économiques (ICAE) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est revenu de 5,9 % au troisième trimestre 2024 à 2,4 % un an plus tard, après 3,3 % au deuxième trimestre 2025.
Pour l’année 2025, les prévisions la BEAC, mises à jour en novembre, mettent en exergue : un ralentissement de la croissance sous-régionale à 2,4 %, contre 2,7 % en 2024, en lien avec des activités non pétrolières moins fermes qu’attendu, qui ne suffiraient pas à compenser la baisse des activités pétrolières et gazières (- 1,2 %, après – 0,3 % en 2024) ; une atténuation des pressions inflationnistes, avec un taux d’inflation qui passerait au-dessous de la norme communautaire, à 2,2 %, contre 4,1 % en 2024.
La BEAC table également sur une légère amélioration du solde budgétaire, base engagements, hors dons, passant de -1,6 % du PIB en 2024 à – 1,4 % du PIB en 2025 ; et une dégradation du solde du compte courant, dons officiels compris, à – 2,9 % du PIB, contre 0,3 % en 2024, qui résulterait principalement du recul des exportations pétrolières. La masse monétaire devrait quant à elle augmenter de 5,1 % à 21 977,7 milliards.
A moyen terme, les projections des services de la BEAC anticipent une consolidation de la croissance dans la CEMAC entre 2026 et 2028, avec une croissance du PIB réel s’établissant à 4,6 % en 2026, 3,1 % en 2027 et 3,5 % en 2028. Cette progression serait principalement due à la résilience du secteur non-pétrolier, en lien avec les efforts croissants en faveur de la diversification des économies des six pays, notamment dans les secteurs agricoles, miniers, manufacturiers et des services.
L’inflation moyenne passerait au-dessous de la cible communautaire de 3 %, soit 2,2 % en 2025, 2,7 % en 2026 et 2,5 % en 2027 et 2,3 % en 2028. Le taux de couverture extérieure de la monnaie et les réserves de change en mois d’importations des biens et services se situeraient en moyenne sur la période respectivement à 72,4 % et 4,2%.
Quant aux autres comptes macro-économiques, ils devraient présenter des tendances variées à moyen terme comme suit : le solde budgétaire (hors dons) reviendrait à – 1,0 % du PIB en moyenne annuelle sur la période 2026-2028, ce qui représente une amélioration par rapport au déficit de 1,3 % du PIB attendu en 2025 ; le solde extérieur courant, dons inclus, se dégraderait progressivement à – 3,1 % du PIB en 2026, – 2,5 % en 2027 et – 3,3 % en 2028 ; et une hausse en moyenne annuelle de plusieurs agrégats monétaires entre 2026 et 2028 : masse monétaire (+9,7 %), avoirs extérieurs nets du système monétaire (+13,0 %) et crédits à l’économie (+10,4 %).
Au plan international, au troisième trimestre 2025, la croissance mondiale est restée atone malgré une légère révision à la hausse des perspectives à court terme. La désinflation s’est poursuivie, sous l’effet du recul des prix de l’énergie, dans un environnement de risques toujours élevés et des pressions continues liées aux tensions
géopolitiques et commerciales.
Ainsi, selon les Perspectives de l’économie mondiale, mises à jour en octobre 2025 par le Fonds monétaire international (FMI), la croissance mondiale devrait s’établir à 3,2 % en 2025et 3,1 % en 2026, contre 3,3 % en 2024.



















