Ainsi, en moyenne annuelle, il est revenu de 4,3 % en septembre 2024 à 2,8 % en septembre 2025. De même, en glissement annuel, le taux d’inflation a reculé à 1,4 % en septembre 2025, contre 4,1 % un an auparavant.
Les facteurs à l’origine de la dynamique des prix dans la CEMAC demeurent notamment, sur le plan externe, la poursuite du redressement du coût du fret maritime depuis le début de l’année 2025, après une hausse exceptionnelle en 2024, le recul des prix de l’énergie qui a principalement contribué au ralentissement de l’inflation des pays partenaires, ainsi que la baisse des prix de l’ensemble des produits alimentaires, notamment les produits laitiers et la viande.
En revanche, le renchérissement des importations camerounaises et tchadiennes en provenance du Nigéria, entamée en juin 2025, en lien avec la l’appréciation progressive du naira par rapport au F CFA a atténué cette dynamique de l’inflation importée.
Sur le plan interne, la décélération de l’inflation dans la CEMAC s’est intensifiée, en rapport avec la normalisation des prix des services de transport, et le ralentissement plus prononcé des prix des produits alimentaires, en lien avec les bonnes campagnes agricoles au Congo, en Guinée-Equatoriale, au Tchad et dans une moindre mesure au Cameroun.
Par fonction de consommation, l’évolution de l’inflation en glissement annuel a été tirée à fin septembre 2025 par la fonction « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » qui a contribué à hauteur de 0,9 point (après 1,1 point en juin 2025), contre 2,2 points un an auparavant. La fonction « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » a enregistré une participation à l’inflation de 0,3 point, comme en juin 2025, contre 0,1 point en septembre 2024, devant la fonction « transport » (contenant le poste lié aux prix des carburants) qui est resté à 0,1 point, après 0,9 point un an plus tôt.


















