La Direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEPF) performe la production des indicateurs clés. L’initiative rentre dans le cadre du Projet de développement du système statistique national, visant également l’amélioration de la production statistique et des pratiques dans la diffusion des données.
Le projet financé par la Banque mondiale visait principalement à améliorer les techniques de collecte de données, leur traitement et la qualité d’analyse. Il a été piloté par le cabinet Expertise France après ouverture des différentes offres.
Démarrés en mai 2019, les travaux ont été interrompus, suite à l’apparition de la pandémie de Coronavirus. Un coup d’accélération a été donné entre le 6 avril et le 12 juillet 2021, pour achever le projet et respecter les délais contractuels contenus dans l’avenant signé entre les différentes parties.
Du fait de la pandémie, la seconde phase de formation a été organisée en distanciel. Ainsi, le 13 juillet 2021, un séminaire de restitution des travaux a été organisé par les experts, via la plateforme zoom. Au terme des sessions de formation, le projet a permis de déboucher sur trois principaux acquis.
Le premier porte sur le plan matériel. Il concerne le renouvellement du parc informatique ; l’acquisition de logiciels de traitement de données et l’amélioration et l’extension de la connexion internet.
Le deuxième concerne le volet organisationnel. Il s’agit des propositions de création d’une cellule dédiée au traitement de données. C’est désormais cette cellule qui va se charger de centraliser toute l’information statistique collectée par la DPS, pour ensuite procéder à son traitement (vérification de la qualité des données, imputation des données manquantes, corrections des variations saisonnières, etc.).
Le troisième et dernier acquis est relatif au renforcement des capacités. Il porte sur la formation sur l’échantillonnage ; la constitution d’une base de données centralisée et automatisée ainsi que sur la pratique de la désaisonnalisation.
Il s’agit ici de corriger les données brutes reçues car elles font souvent l’objet de l’influence de phénomènes saisonniers tels que les variations climatiques, le nombre de jours ouvrables, la longueur des mois, la survenance de fêtes et jours fériés, etc., renseigne la DGEPF.
La formation sur la construction d’un indicateur composite de suivi d’activité fait également partie du processus de renforcement des capacités. Dans cadre, les agents ont été outillés sur l’indicateur composite de la DPS qui est un outil d’aide à la décision. Car, il permet de synthétiser toute l’information collectée dans les secteurs marchands de l’économie gabonaise. Il sera ainsi le reflet de l’évolution de l’activité et sa production devrait se faire de manière trimestrielle.
Ils ont également été outillés sur l’analyse conjoncturelle, en mettant en éclairage, les fluctuations de court terme de l’économie autour de sa tendance de long terme.
Globalement, le projet réforme du dispositif de suivi conjoncturel a permis un arrimage aux bonnes pratiques internationales. Notamment, en termes de traitement de données (utilisation des données désaisonnalisées en lieu et place des données brutes) et la construction d’un indicateur composite donnant une indication sur la tendance conjoncturelle, fait-on savoir à la DGEPF.



















