Ce 14 octobre 2022, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Olivier Abel Nang Ekomiye a présidé le lancement de l’actualisation du Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU) du Grand Libreville (Libreville, Ntoum, Owendo et Akanda), un outil de planification qui tracera les grandes lignes du développement intégré des différentes agglomérations du Grand Libreville, ainsi que leurs zones d’influence directe pour les 18 années à venir. Les études d’actualisation seront réalisées par le consultant SCET-Tunisie, leader en ingénierie et en aménagement du territoire en Afrique.
Selon les explications du Directeur général de la ville, André Ognane Ebang, l’actualisation du Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme du Grand Libreville 2010-2035 répond à plusieurs facteurs.
« Il s’agit dans un premier temps, d’une réponse aux enjeux liés au développement du territoire et dans la perspective de repositionner la capitale sur le plan national et régional. « C’est à dire que pour la prise en compte des facteurs de développement durable, certains écosystèmes tels que les parcs et les mangroves doivent être préservées. Autrement dit, ne doivent pas faire l’objet des constructions. Ceci dans une problématique de conservation et de protection de l’environnement », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, « Il y a également des infrastructures qui sont annoncées. On peut dans ce cadre, citer les cas spécifiques de la réhabilitation de lé aéroport de Libreville que l’ancien SDAU n’avait pas inclut. Tout comme la Transgabonais ainsi que la Rocade, cette voie en voie de construction, qui doit traverser la Nationale en passant par Owendo avant de rejoindre la commune d’Akanda », a-t-il ajouté.
Mais au-delà de ce dispositif infrastructurel, se greffe également une certaine vision de régler les problèmes congestion urbaine, qui obligent à ce qu’on utilise le transport fluvial et par voie ferrée. Et que l’on essaye également de construire un certain nombre de voies secondaires.
Il est tout aussi judicieux de noter que l’ancien SDAU a fait l’objet d’un manque de communication. « Au point où les projections qui ont été faites, n’ont pas reçu l’adhésion de certaines collectivités locales ». En outre, dans certains ministères sectoriels directement impliqués dans sa mise en œuvre, ce SDAU qui se veut pourtant une se veut une urgence gouvernementale s’inscrivant dans le cadre du Plan d’accélération de la transformation n’a pas fait l’objet d’une appropriation. C’est donc entre autres raisons qui justifient aujourd’hui, l’actualisation du SDAU, a laissé indiquer André Ognane Ebang.
Pour, la représentante du cabinet Société centrale pour l’équipement du territoire (CET) Tunisie, Catherine Ganozzi Ammar, « il s’agit d’onc d’une volonté du gouvernement d’aller vers une ville moderne. Une ville tracée. Car, c’est projet qui impacte directement les conditions de vie des populations. Car le problème de développement urbains est également celui de la sécurité des populations. En outre, poursuit-elle, il est important pour les populations de pouvoir s’installer dans certains endroits sans risques. En outres ces dernières ont besoin de vivre au quotidien dans un environnement sain. Ce sont des objectifs qui tiennent à cœur, le gouvernement. Et qu’il a assigné au consultant que nous sommes ».
« Cela fait également partie des enjeux à venir en termes de développement à l’horizon 2040. Il s’agit donc pour nous, de proposer aux Gabonais vivant dans le Grand Libreville, des schémas garantissant de meilleurs conditions de vie et d’existence », a-t-elle conclu.
Coté technique, la zone d’étude a une superficie de 180.000 hectares et une population estimée à 900.000 habitants. Ainsi le SDAU du Grand Libreville permettra d’identifier les réformes nécessaires pour moderniser l’administration, réduire les barrières à l’investissement, créer un cadre des affaires de classe internationale, mettre en place l’infrastructure de base support à la compétitivité (infrastructures de transport, électricité, eau, télécommunications…), renforcer le capital humain et insérer la capitale dans les réseaux mondiaux d’échanges.
Le SDAU permettra également de rapprocher les communes de Libreville, d’Akanda, d’Owendo et de Ntoum, et de répondre à leurs besoins spécifiques de développement pour une occupation équitable et inclusive du territoire.
Pour le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Olivier Abel Nang Ekomiye, « Le SDAU du Grand Libreville donnera une perspective claire sur le développement de notre Capitale et renforcera l’intercommunalité entre Libreville et ses agglomérations environnantes que sont Akanda, Owendo et Ntoum. »
Le Secrétaire général du Conseil national du Plan d’accélération de la transformation, Yves Sylvain Moussavou Boussougou a quant à lui indiqué : « L’actualisation du SDAU rentre en ligne droite avec le PAT car il s’inscrit dans le pivot transverse et sera un catalyseur pour le développement. »
Pour rappel, le dernier SDAU du Grand Libreville avait été élaboré par le Cabinet BNETD en 2012. Il avait permis d’identifier des projets structurants tels que l’agrandissement du port d’Owendo ou encore l’élargissement de la route Nationale 1 entre le PK5 et le PK12.
À PROPOS DE RISE GABON
RISE Gabon est un fonds d’investissement pour le développement des infrastructures au Gabon, né d’un partenariat entre la République Gabonaise et la Banque Islamique de Développement. Doté d’un capital de 60 millions de dollars, RISE Gabon investit pour structurer un pipeline de projets d’infrastructures destinés à améliorer la compétitivité des secteurs clés de l’économie gabonaise et à attirer les capitaux privés.
À PROPOS DE SAGL
La Société d’Aménagement du Grand Libreville (SAGL), est une filiale de RISE Gabon dédié au développement du projet Owendo Bypass.
À PROPOS DE LA FMCT
Créée en 2015, la société Façade Maritime Champ Triomphal est la filiale du FSRG dédiée à l’aménagement durable du territoire gabonais pour sa population et les générations futures. La société a pour responsabilité la conception et le développement de projets d’infrastructures de ville, d’équipements et immobiliers destinés à améliorer les conditions de vie des populations et de renforcer l’attractivité du pays. La mission de l’entreprise est pleinement alignée avec les objectifs de développement durable. www.fmct-gabon.com
À PROPOS DU FGIS
Le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) est le gestionnaire exclusif du Fonds Souverain de la République Gabonaise et des participations non-attribuées du portefeuille de l’État Gabonais. Le Fonds investit pour la concrétisation de la prospérité partagée au profit de la population gabonaise et des générations futures.
En tant que partenaire de l’action du gouvernement, définie dans le Plan d’accélération de la transformation 2021-2023, le FGIS intervient dans trois secteurs stratégiques : le financement des infrastructures, l’accompagnement des PME et le soutien aux secteurs sociaux. Sa démarche est guidée par trois principes fondamentaux : la durabilité de l’impact, l’innovation et l’atténuation des risques pour ses parties prenantes.
À PROPOS DE SCET TUNISIE
Créé en 1972, SCET Tunisie est l’un des leaders de l’ingénierie en Afrique et intervient dans une diversité de secteurs tels que les infrastructures routières, l’économie des transports, l’aménagement du territoire, l’urbanisme, l’environnement et l’économie générale. La société accompagne notamment ses clients aux niveaux des études et de la conception, du conseil et de l’assistance, de la maîtrise d’oeuvre et du management de projets.



















