La résolution appelait les Etats membres à ne pas reconnaître ces annexions et à appeler la Russie à retirer ses troupes d’Ukraine. L’ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’Onu, Linda Thomas-Greenfield, a qualifié l’initiative russe de « violation flagrante du droit international ».
La Chine, le Gabon, l’Inde et le Brésil se sont abstenus. Dix pays ont voté en faveur du texte. Evidemment, pour ce vote, l’ambassadeur de Russie Vassili Nebenzia, a été le seul à lever la main pour voter contre la résolution, a argué que les habitants des régions avaient fait le choix de rejoindre la Russie par référendum, alors que Kyiv et les Occidentaux dénoncent des simulacres de vote. « Il n’y aura pas de retour en arrière comme tenterait de l’imposer ce projet de résolution », a-t-il dit.
Pour sa part, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a déclaré qu’il envisageait de soumettre le texte à l’Assemblée générale des Nations unies, qui a déjà majoritairement condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février dernier.
S’agissant du Gabon, il convient de noter le pays va assurer la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies tout au long de ce mois d’octobre 2022. Pour ce mandat mensuel, le Gabon, par le biais de Michel Xavier Biang, son ambassadeur et représentant permanent du pays auprès des Nations Unies, entend utiliser sa voix pour donner une résonance aux perspectives de l’Afrique et promouvoir son approche pour faire taire les armes.
Selon lui, « La lutte contre les armes légères et de petits calibres, la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et la lutte contre la piraterie maritime seront au cœur de nos priorités », indiquent le site d’informations économiques, le nouveau Gabon.
Par ailleurs, l’agenda du Gabon au Conseil de sécurité s’annonce chargé à en croire, le diplomate gabonais. En effet, son pays compte également saisir cette opportunité pour œuvrer pour un rôle plus accru des femmes dans les processus de paix et de sécurité dans le monde et pour une prise en compte optimale du « Programme Femmes, paix et sécurité » au sein des travaux du Conseil.
Il est également prévu un plaidoyer mondial en faveur de l’urgence climatique en tant que menace à la sécurité internationale. Des thèmes chers aux autorités gabonaises qui sont engagées depuis plusieurs années dans la lutte contre les changements climatiques ainsi que pour les droits de la femme.
Pour rappel, depuis le 1er janvier 2022, le Gabon est membre non permanent du Conseil de Sécurité pour un mandat de deux ans. C’est en tant que tel qu’il assure la présidence du conseil. Car, la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU est assurée de manière tournante pendant un mois par l’un des membres permanents ou non permanents du conseil. Après le Gabon, ce sera au tour du Ghana d’assurer en novembre 2022, cette fonction.



















