Pour ce 14e numéro qui couvre le deuxième trimestre de l’année 2022, le Comité de validation a retenu comme études pour publication, deux notes écrites par des cadres de la BEAC. La première s’intéresse à l’impact de la crise russo-ukrainienne sur les économies de la CEMAC. Tandis que la seconde, analyse des motifs de non rapatriement des recettes pétrolières des pays de la CEMAC.
De manière globale, la sérénité semble de retour en zone CEMAC. A en croire le 14e Bulletin économique et statistique (BES). En effet, en termes de réalisations, le BES renseigne que les pays de la CEMAC ont enregistré des performances encourageantes au premier trimestre 2022.
La BEAC met en évidence trois détails. A savoir, une hausse de l’Indicateur composite des activités économiques (ICAE) en glissement annuel à fin mars de 6,6 %, contre 3,8 % un an plus tôt ; une remontée des pressions inflationnistes par rapport à fin décembre 2021, avec un taux d’inflation autour de 2,2 % en moyenne annuelle et 4,3 % en glissement annuel, contre respectivement 1,7 % et 2,6 % un trimestre plus tôt, après 2,3 % et 1,6 % un an auparavant. A cela s’ajoute un accroissement disponibilités monétaires et quasi-monétaires de 12,0 %, pour s’établir à 15 376,6 milliards contre 13 724,1 milliards de FCFA à fin mars 2021.
En termes de perspectives, poursuit le doucement, les performances des pays de la CEMAC pour l’année 2022 devraient se caractériser par cinq indicateurs. Il s’agit notamment d’un taux de croissance du PIB réel de + 3,5 % contre 1,5 % en 2021, porté principalement par le secteur pétrolier, une accélération des pressions inflationnistes à 3,8 % en 2022, contre 1,6 % un an plus tôt.
L’on enregistre également un redressement du solde budgétaire base engagements, dons compris, qui deviendrait excédentaire à 1,9 % du PIB en 2022, après – 1,7 % du PIB en 2021, et enfin d’une amélioration du solde du compte courant qui passerait de – 1,4 % du PIB en 2021 à 3,9 % du PIB en 2022. Dans cette mouvance, la masse monétaire, elle s’élèverait à 13,0 %, tandis que les avoirs extérieurs nets bondiraient de 76,0 %.
S’agissant de la dette, le BES souligne que le service de la dette publique extérieure reviendrait de 29,2 % des recettes budgétaires en 2021 à 19,5 % en 2022 et de 14,6 % des exportations de biens et services en 2021 à 8,8 % en 2022. Dans le même temps, le taux d’endettement public extérieur reculerait de 28,7 % en 2021 à 26,4 % en 2022.
A la suite de tous ces indicateurs, le BES fait savoir que l’environnement international difficile, notamment en raison des incertitudes liées à la crise sanitaire, aux différentes crises sécuritaires persistantes dans certains pays de la sous-région et aux conséquences de la crise russo-ukrainienne, n’empêche guère la BEAC de poursuivre ses efforts, afin de remplir au mieux, ses missions statutaires. Et pour ce faire, la BEAC, motivée par le partage des travaux et réflexions sur les pays de la CEMAC, ne cessera de solliciter les cadres et universitaires ressortissants de la sous-région, conclu-t-il.
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