C’est ce qu’indique le Document de stratégie d’intégration régionale 2019-2025 de la Banque africain de développement (BAD), consacré à la sous-région Afrique centrale.
Selon ledit document, la sous-région accuse des retards en matière de gouvernance qui affaiblissent l’efficacité des institutions et réduisent l’impact des politiques publiques sur le développement. En 2016, le score moyen de l’indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique pour la CEEAC était de 44/100, contre une moyenne de 50,8/100 pour l’Afrique.
Entre 2005 et 2016, la gouvernance globale s’est particulièrement détériorée en République centrafricaine (30,5/100), au Congo (42,8/100) et au Cameroun (46,9/100). On peut attribuer une partie de ces résultats à l’abondance des ressources naturelles et à la richesse de la biodiversité qui ont été la source d’exploitations illégales et de luttes pour leur contrôle.
Le contexte social est caractérisé par une persistance de la pauvreté, de fortes inégalités et un chômage élevé, en particulier chez les femmes et les jeunes. En effet, la pauvreté touche 60 % de la population régionale, tandis que le coefficient de Gini est évalué à environ 45 % sur la période 1990-2014.
On observe même une tendance à la hausse des inégalités sur cette période dans certains pays, en particulier ceux qui sont en proie à des conflits (République centrafricaine, RDC, Tchad). Les inégalités se matérialisent, notamment, par le faible accès des populations aux services sociaux de base (éducation et santé), le manque d’emplois et d’opportunités économiques pour les femmes et les jeunes, la mauvaise répartition et l’accès limité aux terres et aux ressources naturelles.
Si le taux de chômage (officiel), au sens du Bureau international du Travail, est bas et stable (4,7 %) depuis le début de la décennie, il convient de noter que le chômage élargi et le sous-emploi sont très élevés (70 %).
Par ailleurs, le secteur agricole est le plus grand employeur dans la région avec un taux d’employabilité d’environ 70 %, suivi de très loin par les services (20 %) et le secteur industriel (11 %).






























