Lors d’une récente mission virtuelle auprès des autorités congolaises, du 7 au 15 octobre et le 4 novembre 2021, une équipe du FMI a scruté les indicateurs économiques du pays.
Le dossier relatif aux finances et spécifiquement de la dette a occupé une place de choix dans cet exercice. Après analyse, il ressort que la dette est devenue soutenable mais elle affiche une importante persistance des vulnérabilités.
En effet, selon le FMI, les besoins immédiats en liquidités sont soutenus par l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) du G20, relever ces défis nécessitera une stratégie renforcée de gestion de la dette et une amélioration des statistiques de la dette.
Ces mesures viendront compléter les remboursements substantiels en cours de la dette extérieure – suite à une restructuration des prêts commerciaux extérieurs – et les remboursements des arriérés intérieurs.
En attendant l’apurement des arriérés extérieurs et la conclusion des négociations de restructuration en cours, la dette est classée comme étant en « détresse ». Le remboursement des arriérés intérieurs, qui permet de réduire les créances douteuses, renforce la stabilité financière.
À cet égard, la finalisation rapide de l’audit des arriérés intérieurs accumulés au cours de 2019-2020 et la communication claire de tout nouveau plan de remboursement des arriérés intérieurs seront essentielles.
L’avancement des réformes en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption sera essentiel pour améliorer l’efficacité des dépenses publiques, l’environnement des affaires et la confiance économique.
Les mesures prévues comprennent le dépôt au Parlement de la nouvelle loi anti-corruption, l’audit et la publication des informations relatives à la production pétrolière et aux revenus pétroliers effectivement perçus par le gouvernement, ainsi que le renforcement de la gestion des finances publiques – par l’audit des dépenses liées à la pandémie, et l’adoption d’un contrôle et d’une transparence accrus des dépenses publiques et le recouvrement des recettes pétrolières et non pétrolières.
Un plus grand soutien des partenaires au développement sera essentiel à la réussite de la mise en œuvre de la stratégie de réforme économique et structurelle des autorités.



















