A travers l’intense campagne d’investissements que mène actuellement le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène NGUEMA NGUEMA, le Gabon entend consolider sa volonté de réformes réglementaires pour son secteur pétrolier, son engagement avec les compagnies pétrolières, mais aussi et surtout, le renforcement de son attractivité pour les investisseurs étrangers.
Selon la Chambre africaine de l’énergie (AEC), une grande partie du potentiel en eaux profondes du Gabon reste encore inexplorée, offrant ainsi une opportunité stratégique pour les opérateurs. Dans ce cadre, l’augmentation de la production d’hydrocarbures, combinée à de futures découvertes en eaux profondes, devrait soutenir les ambitions du pays de devenir un hub pétrolier régional.
Stratégiquement situé sur la côte ouest de l’Afrique centrale, le Gabon progresse vers le renforcement de ses capacités de raffinage, de stockage et de distribution de produits pétroliers. Plusieurs projets d’infrastructure témoignent de cette volonté. Notamment, Perenco mène le développement du terminal de Gaz naturel liquéfié (GNL) de Cap Lopez, avec une première production prévue pour 2026. Situé sur le site du terminal pétrolier existant, ce projet de 2 milliards de dollars comprendra un FLNG (unité flottante de liquéfaction) destiné à valoriser les réserves gazières offshore et à réduire le torchage.
Le navire FLNG aura une capacité de production de 700 000 tonnes de GNL et 25 000 tonnes de Gaz de pétrole liquéfiés (GPL), avec une capacité de stockage de 137 000 mètres cubes. Ce projet vient compléter l’installation de GPL de Batanga, mise en service en décembre 2023, avec une capacité de production cible de 15 000 tonnes de GPL par an.
Au-delà du GNL et du GPL, le Gabon prévoit aussi d’augmenter ses capacités de raffinage, avec l’extension de sa seule raffinerie opérationnelle – SOGARA – dont la capacité passerait de 1,2 à 1,5 million de tonnes de brut. Cette expansion permettrait au pays d’atteindre l’autosuffisance en produits pétroliers raffinés d’ici 2030.
Le ministère du Pétrole a également donné la priorité à l’augmentation des capacités de stockage de produits raffinés dans le pays. Cela, en vue de passer de 60 à 90 jours de consommation nationale, et dans un souci de renforcer la sécurité énergétique et de mettre fin aux pénuries. Par ailleurs, souligne la la Chambre africaine de l’énergie, « L’exploration et la production en eaux profondes pourraient transformer l’économie gabonaise, avec des découvertes potentielles soutenant le développement d’un nouveau hub pétrolier en Afrique centrale ».
Avec la Chambre africaine de l’énergie



















