La remise de l’économie gabonaise sur de bons rails est une tâche si ardue et immense, à laquelle le ministre d’Etat, en charge de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, et de la Lutte contre la vie chère, Henri-Claude OYIMA est appelé à s’atteler. Une mission d’autant plus compliquée ce, du fait que, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a lancé un ambitieux plan de 10 000 milliards FCFA sur 7 ans pour atteindre une croissance à deux chiffres et que le gouvernement est tenu de mettre en œuvre.
Malgré un environnement peu favorable aux réformes et à l’innovation, les initiatives engagées pour relever les défis du changement de paradigme économique qui s’impose au pays, sont loin d’être anodines et s’avèrent même productives.
Elles consolident ainsi la dynamique impulsée par le gouvernement à l’action publique. En témoigne la feuille de route mise en place a été adoptée par le Conseil des ministres du 12 août 2025, avec le projet d’ordonnance relatif à la création la Centrale d’achat du Gabon (CEAG) et la validation du pilotage intégré des finances publiques reposant sur la mise en place du Compte Unique du Trésor (C.U.T).
Mais bien avant cela, une série d’autres décisions fortes a également été adoptées. Elles sont axées sur des objectifs d’assainissements des finances publiques, d’accroîssemsnt des recettes de l’Etat, d’assurance de la gestion efficace de son patrimoine et de soulagement du panier de la ménagère dans un contexte de lutte contre la vie chère.
Sur ce segment, le ministère de l’Economie évoque entre autres : « la suspension des exonérations fiscales et douanières qui créent la distorsion entre agents économiques ; la révision des subventions et l’interdiction des compensations des recettes dont l’initiative est de sa seule responsabilité ».
A cela s’ajoutent, « l’obligation pour les sociétés dans lesquelles l’Etat détient des participations de reverser les dividendes exclusivement et directement au Trésor Public pour renforcer le C.U.T et assurer le respect de la loi organique relative aux lois de finances et à l’exécution du budget qui, en son article 80, stipule que les ressources publiques soient versées et conservées dans un compte unique ouvert au nom du Trésor Public ; le recensement des structures mandatées pour l’arrangement de levées de fonds au nom de l’Etat pour prévenir les dérives, éviter les doublons et protéger la signature financière de l’Etat ».
L’éventail de ces réformes, loin d’être exhaustive, inclue également « le lancement d’un audit des sociétés publiques pour s’assurer de leur efficacité opérationnelle ainsi que de leur bonne gouvernance ; la réalisation d’un audit de l’efficacité des agences afin de s’assurer de leur pertinence ainsi que leurs apports financiers aux comptes publics et la réalisation d’un audit des baux administratifs de l’Etat conduite actuellement par une commission multisectorielle sur l’ensemble du territoire national ». Toutes des initiatives qui, non seulement permettent de fixer un nouveau cap, mais aussi et surtout de consolider le secteur productif national dans une dynamique de performances permanentes.



















