« Aux grands maux de grands remèdes », devrait-on dire. En effet, le gouvernement gabonais vient de se doter d’une arme stratégique dans le cadre de la lutte contre la vie chère. Un phénomène, semblable à un serpent de mer, qui a toujours donné du tournis aux différents régimes et gouvernements qui se sont succédés au pouvoir. Car, toutes les initiatives prises pour relever ce défi se sont avérées vaines et infructueuses.
Au regard de ses répercussions sur le quotidien des populations, le ministère de l’Economie a décidé de mettre en œuvre une nouvelle approche, afin de regarnir le panier de la ménagère fortement affecté. Il s’agit de la création d’une Centrale d’achat du Gabon (CEAG).
Placée sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances, cette centrale d’achat sera une société d’économie mixte dans laquelle l’Etat détient 37 % des parts et des opérateurs privés nationaux du secteur de la distribution les 63 % restants. En outre, elle aura ainsi le monopole d’acheter, de stocker et de distribuer des produits de première nécessité, tels que des denrées alimentaires et autres produits inscrits sur une liste dédiée.
Pour le ministre le ministre d’Etat, en charge de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, et de la Lutte contre la vie chère, Henri-Claude OYIMA, cette décision du Conseil des ministres marque une étape clé dans la matérialisation de l’ambition des plus hautes autorités en tête desquelles, le chef de l’Etat, de doter le Gabon d’un véritable instrument de lutte contre la vie chère.
Il convient toutefois de souligner que dans le cadre de la lutte contre la vie chère et pour contenir l’inflation, l’Etat gabonais procède régulièrement aux allègements fiscaux et même à des exonérations totales pour certains produits alimentaires importés. En outre, des subventions sont également mises en œuvre. En 20224, elles ont cumulé à 91,4 milliards de Fcfa selon la loi de Finances.
Pour le fonctionnement de cette Centrale d’achat, des actions complémentaires seront initiées dans les prochaines semaines en vue de rendre effectifs son organisation au cœur du dispositif de maîtrise des coûts des biens de consommation au bénéfice des populations. Loin de s’arrêter en si bon chemin, Henri-Claude OYIMA annonce également la mise en place d’une structure identique en ce qui concerne les agrégats de matériaux de construction.



















