Dans cet entretien, le ministre Vincent de Paul Massassa soutient que les investissements engagés par la société pétrolière Perenco permettront au Gabon de mettre fin à l’importation du gaz, de devenir autosuffisant et même de devenir un exportateur de gaz. La société Perenco a fait une présentation sur les grands projets gaziers du Gabon. Pouvez-vous revenir sur ces projets qui feront du Gabon un pays autosuffisant et exportateur de gaz ?
Vincent de Paul Massassa : Nous savons que lorsque le gaz est utilisé il pollue -30% que le fioul et c’est la molécule d’hydrocarbure qui est aujourd’hui mis en exergue pour la valorisation des énergies. Le Gabon est déficitaire en terme de production de Gaz, gaz naturel liquéfié et GPL. Perenco arrive à point nommé, car ce sont des projets qui viennent booster la production de gaz chez nous pour couvrir les besoins du marché gabonais et permettre au Gabon de devenir autosuffisant en terme de gaz butane. Le gaz butane que nous utilisons chez nous est généralement importé, avec Perenco il s’agira de produire et de transformer localement la quantité qu’il nous faut.
En termes de volumes que pouvons-nous-retenir ?
Vincent de Paul Massassa : Il convient tout d’abord de noter qu’au-delà du butane, avec la construction de l’usine de Batanga, il y a cette augmentation de l’autonomie gabonaise qui va nous amener à 70% de couverture de besoins locaux. Au-delà de 70%, nous attendrons la mise à disposition des GNL qui nous permettra d’atteindre une autonomie nette voire excédentaire des GPL en même temps que les GNL.
M. Le ministre, que peut-on retenir de la participation du Gabon à cette édition d’Africa Energy Week ?
Africa Energy week fait suite à l’Africa Oil Week, c’était le lieu par excellence où les sociétés et les gouvernants se sont retrouvés pour parler de l’industrie pétrolière. Nous savons que le pétrole contribue dans la production de l’énergie et c’est pour cela que derrière, il y a des dérivées qui elles aussi, notamment le gaz sont utilisées dans la production énergétique. Pour ne pas laisser de côté l’aspect gazier, les organisateurs ont bien voulu inclure pour cette partie d’énergies fossiles, ce sommet.
C’est l’endroit par excellence, où les investisseurs africains scrutent le paysage pour investir dans le domaine du Pétrole et du gaz, dans le domaine de l’énergie. On doit comprendre que beaucoup de projets qui sont envisagés, rentrent dans la phase de la transition énergétique pour lesquels l’utilisation des gaz naturels sous de GPL (gaz industriel), ou GNL (gaz butane) prennent une place prépondérante avec les exigences environnementales et des problèmes de changement climatique.
C’est donc dire que vous quittez Cap Town avec un sentiment de satisfaction ?
La transition énergétique se fait d’un commun accord. Nous devons comprendre que les marchés indépendants ne sont pas toujours à même de justifier l’investissement, alors que l’investissement est conditionné par la rentabilité d’un projet. Il faut rappeler que l’investissement en Afrique et particulièrement au Gabon doit être privilégié.
Avec le service presse du ministère du Pétrole et du Gaz



















