Dans l’ensemble, la masse salariale du secteur public (hors collectivités locales) en 2018 a poursuivi sa tendance baissière observée depuis 2017.
Ce repli des dépenses de personnel (-4,3%), résulte de la baisse conjuguée de la Solde permanente et de la Main d’œuvre non permanente, en lien avec les mesures gouvernementales pour la maîtrise de cette catégorie de dépenses.
La solde permanente par administration
Au terme de l’année 2018, l’ensemble des départements a enregistré une baisse de leur masse salariale à l’exception du département des Pouvoirs publics. Toutefois, la baisse globale de 1,2% des rémunérations de l’ensemble des administrations provient essentiellement des administrations du transport (-4,1%), du développement (-4,0%), de l’éducation (-2,7%), de l’économie (- 2,1%), du social (-1,4%) et de l’administration générale (-0,5%), malgré la hausse de la masse salariale de l’administration des pouvoirs publics (+1,8%).
Ces variations résultent de la maîtrise des effectifs et de l’ensemble des mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la politique de maîtrise des dépenses de personnel. Par ailleurs, en dépit de cette baisse, la structure des dépenses de personnel par département n’a pas fondamentalement changé.
L’éducation nationale (30,7%) est l’administration qui a la masse salariale la plus élevée en lien avec ses effectifs, suivi des Pouvoirs Publics (27,6%), de l’administration centrale (15,7%) et de la Santé (12,4%). L’Administration économique a absorbé 8% de la masse salariale totale payée en 2018.
La masse salariale de la Main d’œuvre non permanente
A fin décembre 2018, la masse salariale de la MONP a baissé de 1,2% pour atteindre 32,5 milliards de FCFA en 2018 contre 32,9 milliards en 2017. Cette variation résulte essentiellement du repli des effectifs de cette catégorie d’agents en 2018 et des politiques de maîtrise des dépenses de personnel initiées par le gouvernement.
Alexandre Le-grand





























