Dans sa stratégie de mobilisation de ressources extérieures, le gouvernement gabonais vient de signer un nouvel accord de 150 millions de dollars avec la Banque mondiale.
Selon des sources ministérielles, ce financement complémentaire porte l’engagement global de l’institution de Bretton Woods à 600 millions de dollars en faveur du pays. Ce soutien massif témoigne d’un regain de confiance des bailleurs de fonds multilatéraux envers les autorités gabonaises, engagées dans une phase de restructuration profonde de leur cadre macroéconomique. En outre, ces nouveaux fonds seront spécifiquement alloués au financement d’infrastructures de base, un secteur identifié comme prioritaire pour relancer la croissance hors-pétrole.
Autrement dit, pour Libreville, l’enjeu est de combler le déficit structurel en équipements publics tout en s’assurant que chaque dollar injecté génère un impact réel sur l’économie nationale. Ce programme s’inscrit également dans une volonté de stabilisation des finances publiques, alors que le pays subit les contrecoups de plusieurs années de glissements budgétaires et de gestion opaque.



















