Pour se doter d’un filet de sécurité, face à la situation financière de plusieurs entreprises et organismes publics qui demeure précaire, les autorités ont identifié d’éventuelles opérations de privatisation, qui pourraient intervenir en 2019, sous la forme d’une réserve contingente (d’un montant total de 26 milliards de francs CFA).
Mais dans l’ensemble, les services du Fonds monétaire international (FMI)I, estiment que l’orientation de la politique budgétaire du Gabon en 2019, est appropriée et conforme au programme, mais qu’il existe plusieurs risques pesant sur sa mise en œuvre.
Selon le FMI, la faiblesse de la coordination et des capacités administratives pourrait néanmoins entraîner des retards dans la mise en œuvre des réformes et soulever des difficultés notamment pour atteindre l’objectif de recettes.
En outre, malgré certains progrès, la situation financière de plusieurs entreprises et organismes publics demeure précaire et, en l’absence d’une amélioration, continuera de présenter un passif éventuel important pour l’État.
Dans le but de préserver les objectifs budgétaires, le mécanisme d’ajustement automatique préconisé dans la loi de finances rectificative de 2018 et le niveau associé de réserves contingentes sont maintenus et augmentés dans le budget de 2019.
Si les risques devaient se matérialiser, les autorités devraient s’efforcer de préserver un ajustement de haute qualité, et de protéger les investissements et les dépenses en faveur des pauvres tout en ciblant des réductions sur les biens et services peu prioritaires et les transferts autres que sociaux.
Alexandre Le-grand































