Le bilan d’étape des travaux de relecture du Programme économique régional (PER) a été présenté, le 1 février dernier par les Pr Gabriel Zomo Yebe et Désire Avom, au gouvernement de la CEMAC à Malabo.
Dans un premier temps, les deux chercheurs, membres de la Fondation pour l’enseignement et la recherche pour le développement en Afrique centrale (FERDAC), ont retracé l’historique de la convention avec la Commission de la CEMAC, avant d’expliquer la méthodologie de cette étude.
Ils ont à cet effet indiqué que la stratégie séquentielle utilisée a consisté dans un premier temps à faire des études pays qui permettent de mieux cerner leurs profils.
Dans un second temps, ils ont réalisé un ensemble d’études structurantes, sectorielles et de filières. Fondées sur une structure commune, ces études analysent de manière synoptique les performances économiques, relèvent les points de convergence et de divergence des programmes de développement des États de la CEMAC.
L’objectif de cette étude ont-ils s indiqué, « est de faire passer la CEMAC du statut d’économie de rente à une économie de production ». Ils ont, à cet effet, rappelé les quatre piliers sur lesquels ils se sont appuyés pour la réalisation de l’étude. Il s’agit entre autres de la politique industrielle commune ; de faire émerger un secteur privé dynamique ; d’investir dans le capital humain et enfin de protéger l’environnement et politique foncière.
« Ces piliers reposent sur la stabilité politique et la sécurité, le développement et l’interconnexion des infrastructures de communication et le développement et la mutualisation de la puissance énergétique. », ont-ils soutenus.
Au terme de cet exposé, le jeu de questions – réponses a permis à l’équipe de la CEMAC de mieux cerner tous les contours de cette étude et des pistes qui s’y dégagent.
Au demeurant, l’ossature du nouveau PER devrait donc prioritairement améliorer le statut de la Commission de la CEMAC, afin qu’elle puisse jouer avec la BDEAC, un rôle fondamental dans la mise en œuvre du PER.
Dans ce cadre, les deux experts ont sollicité le déblocage des fonds permettant la seconde phase de relecture du nouveau PER, la rédaction du rapport final et sa présentation aux autorités des pays de la CEMAC.





























