C’est ce que révèle une analyse de la production des pays de la CEMAC. Laquelle analyse renforce également la nécessité d’une accélération des réformes structurelles.
En effet, malgré des taux de croissance réels globalement positifs observés au niveau de la sous-région (en moyenne 1,1 % entre 2016 et 2019), la production effective reste en dessous de la production potentielle depuis 2016.
Cette situation met en avant la pression à la baisse de la demande globale qui s’accompagne généralement d’une pression à la baisse de l’inflation.
En outre, entre 2016 et 2019, le potentiel de croissance de l’économie s’est significativement dégradé, traduisant ainsi un recul des investissements et un ralentissement de la transformation structurelle des économies.
Le soutient de l’activité dans la CEMAC nécessite aussi des réformes structurelles
En d’autres termes, le soutient de l’activité dans la CEMAC ne dépend pas seulement des actions conjoncturelles, à travers les politiques budgétaire et monétaire. Elle nécessite aussi des réformes structurelles qui devraient permettre de stimuler le potentiel de l’économie par une amélioration significative du climat des affaires et une plus grande diversification des économies.
A moyen terme, si les efforts en matière d’assainissement des finances publiques et de réformes structurelles se poursuivent, il est possible que les économies de la CEMAC se rapprochent de leur niveau de production potentielle. En l’absence de telles reformes, la situation pourrait se dégrader davantage.





























