La Banque mondiale, dans son rapport Africa Economic Update d’avril 2026 qui réhabilite la politique industrielle comme levier de développement en Afrique, a classé le Gabon dans l’archétype « voie des ressources ». Pour mériter ce statut, le pays est caractérisé par une dotation importante en matières premières mais aussi par une faible préparation de l’écosystème productif et infrastructurel.
Sur le volet des données macroéconomiques, les prévisions tablent sur une croissance de 3,0 % en 2026, bien en deçà de la moyenne historique de 4,1 % sur 2010-2019, avec un pic d’endettement à 81,9 % du PIB en 2025 avant une légère décrue à 78,4 % en 2026.
L’institution qualifie par ailleurs le coût d’emprunt souverain gabonais (12,70 %, spread de 850 pb sur les bons du Trésor américain) de « niveau de détresse ». Elle recommande d’investir prioritairement dans les infrastructures et le capital humain avant tout déploiement d’incitations industrielles, et d’affecter les recettes des ressources naturelles à l’investissement dans l’écosystème productif.
Enfin, l’institution internationale met en garde contre les subventions inconditionnelles, les droits de douane prohibitifs et les ambitions industrielles non adossées à la capacité administrative d’exécution.




























