L’affaire fait actuellement grand bruit dans les milieux économiques gabonais. Les fins limiers de la Task force sur la dette intérieure conduits par viennent d’épingler le président de la Confédération patronale gabonaise, Alain Ba Oumar. Selon des sources proches de cette institution, les griefs retenus contre le patron du patronnât gabonais portent essentiellement sur la non exécution des travaux de connexion des établissements des primaires et des secondaires. Alors même que les financements desdits travaux avaient bel et bien déjà été exécutés. Soit un montant de 600 millions de FCFA, indique-t-on.
Ce 7 décembre 2021, Jugé pour faux et usage de faux, le tribunal a établi que le Patron de IG Télécom n’a jamais réalisé les travaux pour lesquels, sa société de télécommunication a été engagée. Conséquence, il a été condamné à un an de prison avec sursis, assortie d’une amende de un million de FCFA à payer au Trésor public par la Cour d’appel de Libreville, indique la source.
Pour rappel, ces soupçons de malversations financières remonteraient au début de cette année 2021. En effet, face aux rumeurs liées à ces incongruités financières dont sa société, IG Telecom faisait déjà l’objet en début d’année, Alain Bâ Oumar demeurait imperturbable. L’affaire avait pourtant abondamment ébruité les réseaux sociaux, et même reprise et fouillée par le mensuel panafricain, Jeune Afrique, dans un article publié le 14 janvier 2021.
Du côté de l’entreprise, la sérénité était même plutôt de mise. Un proche d’Alain Bâ Oumar aurait même laissé entendre que : «Jeune Afrique a écrit cet article sans parler au préalable avec M. Alain Bâ Oumar, car ce dernier n’a pas répondu à leur sollicitation. Ce qui y est écrit n’engage qu’eux. A notre connaissance, IG Telecom n’a pas été accusé officiellement de ce qui a été publié sur les réseaux sociaux et repris par Jeune Afrique, notamment», avait-il affirmé d’un air calme et confiant.
Selon la presse locale, notamment nos confrères du site, Gabonreview, «Joint au téléphone, Alain Bâ Oumar aurait lui même affirmé qu’il ne s’exprimera personnellement sur le sujet que lorsqu’il recevra un document officiel de la Task force, accusant IG Telecom de malversations financières »
«Nous avons saisi le tribunal administratif pour venir constater sur le terrain les travaux réalisés ou pas par rapport aux informations véhiculés. Cette procédure est en cours. En gros, ce qui se dit dans les médias et sur les réseaux sociaux, c’est du bruit inutile qui nous dessert plus qu’autre chose», a quant à lui, conclu un haut cadre d’IG Telecom.
Selon certaines indiscrétions, cette condamnation devrait probablement ouvrir les voies de la succession Alain Ba Oumar à la tête de la CPG.



















