Du 23 au 28 novembre 2025, la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) accueillera à Yaoundé, les 47ᵉ réunions annuelles de l’Association des banques bentrales africaines (ABCA). Cet événement réunira les gouverneurs et représentants des Banques centrales du continent et des institutions internationales autour des grands enjeux économiques et monétaires africains.
Pour la presse locale, il s’agit d’un rendez-vous stratégique pour la coopération monétaire africaine. En effet, les réunions annuelles de l’ABCA constituent l’un des cadres de concertation les plus importants pour les banques centrales africaines. Elles visent à renforcer la coopération en matière de politique monétaire, stabilité financière et intégration des systèmes de paiement.
Par ailleurs, indique-t-on, « Le choix de Yaoundé souligne le rôle central de la BEAC dans la gouvernance financière régionale et dans les débats sur la modernisation des économies africaines ».
Au menu de cette édition 2025, les participants plancheront sur des sujets cruciaux : la gestion de l’inflation persistante ; les réserves de change et leur rôle dans la stabilité monétaire ; la montée des risques liés à l’endettement public, ainsi que l’accélération des projets de digitalisation des paiements et interopérabilité.
Le Comité technique de l’ABCA ouvrira la semaine, avant les sessions plénières qui réuniront les gouverneurs des banques centrales et leurs homologues d’autres régions.
Pour Yaoundé et la BEAC, cet évènement se veut plus qu’un symbole, à l’heure des grands bouleversements financiers et économiques mondiaux. En effet, accueillir cet événement continental positionne Yaoundé comme un hub majeur du débat économique africain. Pour la BEAC, il s’agit d’une opportunité de mettre en avant ses réformes récentes en matière de régulation bancaire, de transparence monétaire et de modernisation des systèmes de paiement interbancaires.
Ainsi à l’issue des travaux, une déclaration commune est attendue, fixant les grandes priorités des banques centrales africaines pour les prochaines années. Dans un contexte où les économies africaines cherchent à concilier croissance, stabilité monétaire et innovation digitale. Enfin, les décisions prises à Yaoundé en novembre 2025 auront une portée stratégique pour tout le continent.



















