Comme il fallait s’y attendre, les principaux concernés les ont fustigés avec la dernière énergie, non sans pointer un doigt accusateur sur le pouvoir, même si pour l’instant, rien ne permet de valider cette thèse.
Ainsi à la suite du RPM, le Parquet de la République a également condamné ces actes de violence avant d’annoncer qu’une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte après l’incident dans le but de rechercher leurs auteurs et instigateurs.
Ces actes seraient constitutifs d’infractions prévues et punies par les articles 230 et 333 du code pénal. « Le Parquet de la République condamne avec la plus grande fermeté ces agissements, qui troublent l’ordre public. Il recommande à tous les citoyennes de faire montre de civisme, de retenue et de responsabilité en cette période électorale », a indiqué Nzeikoko-Bissala Aymone, procureur de la République adjoint au tribunal de première instance de Franceville.
Pour de nombreux observateurs de la vie politique gabonaise, rien ne peut, ou ne doit pouvoir justifier la violence, où que l’on soit et quel que soit le bord auquel l’on appartient. Elle se doit d’être fustigée et dénoncée, mais alors vigoureusement.
Sont tout aussi blâmables et condamnables, les propos tenus par Marcel Libama. Véritable sortie de route de cet acteur de la société civile qui, aurait-il dit, « faire usage de son arme à feu si seulement il avait eu accès à sa chambre où il dispose d’un calibre12 « . Dieu merci il ne détenait pas les clés au moment de la survenance de ces malheureux événements.
« C’est donc de la responsabilité de tous et de chacun des acteurs qu’il soit de la société civile ou politique, plutôt que de mettre l’huile sur le feu, d’appeler à l’apaisement au risque de voir le climat se distendre à mesure que l’échéance approche et que seule prévale le combat d’idées, de projets pour le développement du pays », alertent les observateurs de la vie politique gabonaise.



















