Le Transgabonais, cette voie ferrée dont le premier tronçon fut mis en service en 1978 et qui subit lourdement le poids de son âge va recevoir une cure de jouvence. C’est ce qui ressort des échanges de l’audience accordée par le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema à Cécile Abadie, l’ambassadeur de l’Union européenne au Gabon, ce 26 novembre 2025.
Les notes d’audience de la Communication présidentielle stipulent que leur entretien a porté principalement sur la modernisation du Transgabonais, consécutive à la signature, le 24 novembre 2025, de la convention relative au Programme de modernisation et de sécurisation du Transgabonais (PMS). Cet accord tripartite entre le Gabon, la France et l’Union européenne est intervenu en marge de la visite d’État du président français, Emmanuel Macron.
Ce programme vise à renforcer la fiabilité et la sécurité de la ligne ferroviaire de 648 kilomètres reliant Libreville à Franceville. Les investissements annoncés permettront notamment le traitement des zones instables, la réhabilitation des ouvrages critiques et l’augmentation de la capacité du réseau à 16 sillons par jour.
Le dispositif prévoit également la modernisation des gares voyageurs et le renforcement des capacités institutionnelles de l’État et de la SETRAG, opérateur du réseau ferroviaire national. Le Chef de l’État a souligné que la modernisation du Transgabonais constitue un levier essentiel de compétitivité pour l’économie nationale, fondée notamment sur l’exploitation minière, le bois et l’agro-industrie.
Les avancées attendues contribueront à la création d’emplois, au développement de nouveaux métiers, à une meilleure fluidité du transport des marchandises de première nécessité vers le port d’Owendo, ainsi qu’au dynamisme des filières clés. Elles participeront en outre au désenclavement des territoires et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Pour mémoire, le Transgabonais est le chemin de fer du Gabon, dont le premier tronçon fut mis en service en 1978, composé d’une unique ligne de 669 km reliant Owendo, port minéralier situé dans la banlieue de la capitale Libreville, à Franceville.
C’est un chemin de fer à vocation essentiellement minéralière et de transport de marchandises, assurant le transport de grumes et de minerai de manganèse et des passagers. Exploité à l’origine par un organisme étatique, l’OCTRA (Office du chemin de fer Transgabonais), il fut privatisé en 1999. La société d’exploitation est depuis 2003 la Setrag (appartenant au groupe Eramet).



















