Gagner la bataille des infrastructures routières, c’est gagner le premier ring du combat pour le développement. A preuve, dit-on souvent, « Là où la route passe, le développement suit… » Ce n’est donc aucunement fortuit, si l’amélioration des infrastructures de transport constitue l’un des défis majeurs que s’est assigné le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba. Un chalenge qu’il tient d’ailleurs à tout prix de relever, même si la tache reste ardue et immense du fait de certaines contingences à la fois exogènes et endogènes.
Force est aujourd’hui de reconnaitre que le Gabon est totalement engagé sur la route du développement de la route. En effet, un pas de géant vers la connectivité nationale a été franchi. Près de 3 000 kilomètres de routes ont ainsi été réhabilitées.
De sources gouvernementales, l’on se veut rassurant. Le Gabon peut se gargariser de « célébrer une avancée majeure dans son développement avec la réhabilitation de 3 000 kilomètres de routes. Grâce aux efforts soutenus du gouvernement et à l’engagement du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, les infrastructures de transport sont désormais modernisées, renforçant la connectivité entre les régions du pays ».
Cela ne pouvait en être autrement. En effet, le volet routier tient une place de choix dans le Plan d’accélération de la transformation (PAT). En tant que pivot traverse et catalyseurs de croissance et de développement, il est de bons aloi que le gouvernement y accorde une attention particulière. Cela, afin de mettre à niveau, les catalyseurs de développement et de créer les conditions du développement économique dans tous les secteurs et améliorer les conditions de vie des populations.
Cet engagement est d’autant plus encourageant dans ce sens que le pays accuse un retard par rapport à d’autres pays de son acabit. Il se classe 131ème place sur 160 pays en terme de qualité des infrastructures routières, avec seulement 20% du réseau routier total bitumé, soit 2 038 km, dont plusieurs tronçons nécessitent une réhabilitation.
Pour inverser cette tendance, le gouvernement a tracé une feuille de route assortie dans le PAT. Elle prévoit d’augmenter le pourcentage des routes bitumées à 30% à l’horizon 2025. Quelques-uns des morceaux choisis pour les investissements dans le secteur indiquent porteront entre autres, sur le projet de développement de la voirie du Grand Libreville, la construction de 85 km de routes bitumées, la construction de la Transgabonaise, la construction d’une autoroute à péages de +800 km, le projet de contournement direct de Libreville vers le Port d’Owendo, la construction d’un Grand Périphérique de Libreville reliant, d’une part, le PK15 sur la Route nationale 1 à la Commune d’Owendo et, d’autre part, le PK15 au quartier Alibandeng situé au nord de la Commune de Libreville.



















