Le Bureau de pays du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) au Gabon, ses départements de renforcement des capacités, de services fiduciaires, de contrôle financier et d’assurance qualité, de résultats et de suivi, ainsi que son Bureau régional pour l’Afrique centrale, ont organisé, en collaboration avec le gouvernement du Gabon, un atelier de renforcement des capacités institutionnelles et une clinique fiduciaire à Libreville du 27 au 31 juillet 2026.
Une quarantaine de participants ont assisté à la formation, parmi lesquels des membres des unités de mise en œuvre des projets financés par le Groupe de la Banque au Gabon, des représentants de la Cour des comptes du Gabon et des hauts fonctionnaires techniques des ministères de l’Industrie et de la Transformation locale, du Budget et de l’Agriculture. L’objectif principal de cette formation était de renforcer les capacités techniques, fiduciaires et opérationnelles des acteurs nationaux afin d’améliorer la mise en œuvre des projets financés par la Banque et d’accroître leur impact sur les communautés locales.
La formation a couvert des modules clés tels que l’approvisionnement, la gestion financière, le décaissement, le suivi et l’évaluation, et la gestion du cycle de projet.
L’amélioration de la performance du portefeuille est un facteur clé pour soutenir la transformation structurelle de l’économie gabonaise et faire progresser la mise en œuvre du document de stratégie pays 2023-2028 de l’institution.
Au 30 juin 2026, le portefeuille du Groupe de la Banque africaine de développement au Gabon comprenait neuf projets et quatorze instruments de financement, pour un engagement total de 658,62 millions de dollars américains. Les opérations souveraines représentaient 86 % de la valeur du portefeuille, tandis que les opérations non souveraines représentaient les 14 % restants.
S’exprimant au nom du responsable pays du Groupe de la Banque au Gabon, Minkailou Halidoule Touré, chargé de programme pays, a souligné l’importance de la clinique de gouvernance fiduciaire, notant son lien direct avec la revue de portefeuille. Cette dernière avait mis en évidence la nécessité de renforcer la connaissance des règles et procédures de la Banque relatives aux achats, à la gestion financière, aux décaissements, ainsi qu’au suivi et à l’évaluation. Il a réaffirmé l’engagement de l’institution à soutenir les parties prenantes des projets afin de garantir une utilisation efficiente et efficace des ressources mises à la disposition du pays pour la réalisation des projets de développement.
Le portefeuille du Groupe de la Banque au Gabon continue de se heurter à plusieurs difficultés de mise en œuvre. Un examen de la performance du portefeuille réalisé en juin 2026 a fait état d’un taux de décaissement cumulé de seulement 29,5 %, d’un âge moyen du portefeuille de 6,3 ans et d’une baisse de la proportion de projets à risque, qui est passée de 67 % en janvier 2026 à 38 % en juin 2026.
Les discussions ont permis d’identifier des solutions pratiques aux difficultés affectant la performance du portefeuille, notamment les retards dans les achats, les goulets d’étranglement dans les décaissements, les lacunes dans la planification opérationnelle, la mauvaise qualité de certains documents soumis à la Banque, les retards dans la production des rapports d’audit et les difficultés liées au suivi et à l’évaluation.
Cet atelier contribuera à améliorer la mise en œuvre des projets financés par le Groupe de la Banque mondiale, à renforcer la capacité d’absorption du pays, à accélérer les décaissements et à accroître durablement l’impact des interventions du Groupe de la Banque mondiale au bénéfice de la population.
Les recommandations finales de l’atelier orienteront la future assistance technique de la Banque au Gabon, en mettant l’accent sur la gestion, le suivi et la performance du portefeuille de projets du pays afin de consolider les mesures déjà en cours et de soutenir la mise en œuvre du Plan d’amélioration de la performance du portefeuille.
Avec la BAD



















