En se basant sur les informations disponibles au 4 avril 2025, notamment l’annonce faite le 2 avril par le président américain sur l’augmentation des droits de douane et les premières mesures adoptées en réponse à celle-ci, le FMI, dans ses Perspectives de l’économie mondiale (PEM), publiées en avril 2025, table sur un ralentissement de la croissance mondiale à 2,8 % en 2025 et à 3 % en 2026, contre 3,3 % pour ces deux mêmes années dans les PEM publiées en janvier 2025.
Selon le FMI, le taux de croissance du PIB mondial devrait se stabiliser à 3,2 % en 2027 et en 2028. Par ailleurs, les pauses tarifaires successives et les accords bilatéraux récents ont réduit le taux moyen de droits de douane américains sur les importations à environ 12 %, contre 25 % initialement prévu.
De manière générale, l’impact négatif de la guerre tarifaire devrait être modéré par les mesures de stimulation de la demande intérieure adoptées à travers le monde, à l’instar de l’accroissement prévu des dépenses militaires en Europe et du plan de relance budgétaire important annoncé en Allemagne.
En outre, elle devrait inciter à reconfigurer les liens commerciaux et les chaînes d’approvisionnement internationales pour limiter l’exposition aux futurs chocs douaniers américains. Des clients des sociétés d’extraction des minerais ayant par ailleurs des capacités de production excédentaires opèrent déjà dans la première et deuxième transformations
Des fondamentaux de croissance économique de la CEMAC à moyen et long terme positifs
Depuis plusieurs années, les orientations budgétaires et la diversification du secteur productif de la Sous-région devraient soutenir une croissance durable, tirée par le renforcement progressif des chaînes de valeur locales. L’offre industrielle locale se renforce grâce aux politiques d’import-substitution menées dans les six pays, notamment dans la céramique, la cimenterie, l’agroalimentaire, la logistique, l’énergie et la filière bois.
Par ailleurs, les développements en cours des projets d’extraction de minerai de bauxite et de fer viendraient stimuler la première et la deuxième transformations des métaux, structurant des chaînes industrielles intégrées (bauxitel’aluminium, minerai de fer- acier).
La demande intérieure serait également entretenue par l’essor progressif de l’industrie aurifère, soutenu par la hausse continue du cours de l’or, établissant sans cesse de nouveaux records, et la volonté des pouvoirs publics de formaliser ce secteur.
Sur le plan des réformes budgétaires, l’amélioration des finances publiques, devrait se poursuivre grâce à l’afflux des financements concessionnels destinés prioritairement aux projets d’infrastructures. Dans ce contexte, les Services de la BEAC prévoient une résilience renforcée de l’économie de la CEMAC, avec une croissance moyenne du PIB réel stabilisée autour de 3,6 % par an entre 2026 et 2028.



















