L’appui de la Banque africaines de développement (BAD) en vue du développement des infrastructures en en Afrique centrale a été mis en exergue lors de la table ronde qui se tient à Paris du 16 au 17 novembre 2020, pour lever 3,4 milliards d’euros en faveur de projets d’intégration régionale.
En tant que chef de file des partenaires techniques et financiers pour le développement des infrastructures en Afrique centrale, la BAD a déjà fourni un appui pour la réalisation des études nécessaires à la maturation de nombreux projets inscrits dans le Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC), qui fait l’objet de cette table ronde.
Sur la période 2015-2019, la Banque a mobilisé, en faveur de projets du secteur des transports en Afrique centrale, 1,13 milliards d’euros (768 milliards de francs CFA). Environ 30% de ces financements ont été consacrés, principalement, au développement et à la rénovation de corridors routiers entre États de la sous-région.
À travers sa Stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique centrale, la Banque table sur un triplement des échanges commerciaux intra-régionaux, de 2% à 6%, à l’horizon 2025. Les investissements portent sur 3,2 milliards d’UC (4,4 milliards de dollars américains) dans des projets régionaux, avec un partenariat accru avec les autres bailleurs et le secteur privé.
Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, dont le discours a été prononcé par Solomane Koné, directeur général par intérim pour l’Afrique centrale, a souligné « l’importance des financements pour la réalisation des grands projets structurants en Afrique centrale dans un contexte économique marqué par des tensions budgétaires et l’endettement des États ; ce qui requiert un véritable partenariat stratégique entre les États concernés, les Communautés économiques régionales, les institutions de financement du développement et le secteur privé, en particulier », a-t-il souligné. Il s’est réjoui de la large présence des acteurs, malgré un contexte mondial perturbé par la pandémie de Covid-19.
Il a par ailleurs rassuré que « La Banque s’appuiera sur son leadership en matière de développement des infrastructures, de dialogue et de renforcement des capacités pour attirer des cofinancements, accélérer la diversification économique, renforcer la gouvernance et faciliter les transformations structurelles en Afrique centrale », a-t-il affirmé dans sa déclaration.






























