L’évolution des activités du marché des titres publics en 2019 a confirmé la dynamique encourageante observée depuis 2016 sur ce marché, dans un contexte toujours marqué par d’importants besoins de trésorerie des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Malgré cette dynamique encourageante, le marché des titres publics présente d’importantes marges de progrès qu’il conviendrait d’optimiser. La réforme en cours du corpus réglementaire de ce marché, engagée par la BEAC avec l’appui du Fonds monétaire international (AFRITAC Centre), de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD), s’inscrit dans cette perspective, et vise à rendre ce marché parfaitement liquide et d’en faire le principal moyen de financement intérieur des déficits publics et de gestion des décalages de trésorerie des Etats.
Marché primaire
Les émissions de titres publics par adjudications organisées par la BEAC ont atteint un niveau record en 2019, avec 2 846,3 milliards levés à travers 178 adjudications, dont 145 en Bons du Trésor assimilables (BTA) pour 2 015,1 milliards, et 33 en Obligations du Trésor assimilables (OTA) pour 831,2 milliards.
Les ressources mobilisées par les Trésors publics au cours de cette année, se sont situées en hausse de 140,2 % par rapport à l’année 2018, et ont représenté à elles-seules près de 40 % du cumul des ressources levées sur le marché des titres publics depuis son lancement en 2011. Les émissions de titres à moyen et long termes (OTA) ont connu un essor particulièrement marqué, avec un montant global de 831,2 milliards levés en 2019, soit une hausse de 920,5 % par rapport aux émissions réalisées en 2018 évaluées à 81,4 milliards.






























