Le ministre d’Etat, en charge du Budget et des Comptes publics, Jean-Fidèle Otandault (photo), a soumis le Projet de loi de finances (PLF) 2019, à l’analyse de la Commission des Finances, du Budget et des Comptes économiques de la nation, le 22 novembre 2018.
La particularité dudit projet de loi de finances 2019 est qu’il s’inscrit dans la poursuite du Plan de relance de l’économie (PRE) et de l’assainissement des finances publiques. A ce titre, il intègre des actions dont l’objectif est de mettre en place une politique budgétaire et fiscale qui poursuit la correction des équilibres économiques à travers l’adoption de mesures sociales qui permettront de répondre rapidement aux besoins urgents et aux aspirations légitimes des populations.
Pour rappel, le PLF 2019 avait été présenté au chef de l’Etat et aux membres de l’exécutif, lors du Conseil des ministres du 15 octobre 2018, par le ministre d’Etat Jean-Fidèle Otandault.
En effet, ce projet de loi indique que les objectifs poursuivis par la politique budgétaire en 2019 s’articulent autour de quatre axes : l’optimisation des recettes, l’allègement du train de vie de l’Etat, la restructuration de la dette intérieure et la réduction des dépenses de personnel.
Ainsi, pour l’année 2019, les prévisions du cadrage macroéconomique et budgétaire affichent des opérations budgétaires et de trésorerie équilibrées en ressources et en charges à 2 806,9 milliards de FCFA, contre 2 918, 5 milliards de FCFA dans la LFR 2018, soit une baisse de 3,8% représentant un montant de 111,7 milliards de FCFA. Cette contraction est imputable au recul des ressources de financement (-219,8 milliards de FCFA) en dépit d’une hausse des recettes budgétaires (108,1 milliards de FCFA).
Les recettes du budget de l’Etat s’établiraient à 2 150,3 milliards de FCFA, soit une augmentation de 108,1 milliards de FCFA, par apport à la LFR 2018, grâce aux effets attendus des nouvelles mesures de mobilisation des recettes fiscales et douanières.
Les ressources de financements et de Trésorerie, quant à elles, se situeraient à 656,6 milliards de FCFA, laissant apparaître un solde déficitaire des opérations de trésorerie et de financement de 68,1 milliards de FCFA.
Les dépenses budgétaires se chiffreraient à 2082,2 milliards de FCFA, contre 1969,1 milliards de FCFA dans la LFR 2018, soit une hausse de 113,1 milliards de FCFA, essentiellement due aux efforts d’investissement et à la prise en compte de la part patronale de l’Etat employeur.
Les charges de trésorerie et de financement sont évaluées à 724, 7 milliards de FCFA contre 949,8 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2018, soit une diminution de 224,8 milliards de FCFA.
Les dépenses de fonctionnement y compris celles affichées dans les comptes d’affectation spéciale, se chiffreraient à 1 293,7 milliards de FCFA contre 1284,8 milliards de FCFA. Elles augmenteraient ainsi de 8,9 milliards de FCFA du fait d’une meilleure maitrise des dépenses supportées par les recettes affectées.
Les dépenses de personnel, initialement évaluées à 640,9 milliards de FCFA, augmenteraient de 5% environ pour se chiffrer à 672,8 milliards de FCFA. Cette hausse s’explique essentiellement par le retard pris dans la mise en œuvre de certaines mesures relatives à la baisse de la masse salariale qui ont été prises en 2018.
Les dépenses de biens et services, les dépenses de transferts et les autres dépenses, sont toutes en baisse, respectivement de 21,8 milliards de FCFA, de 20,3 milliards de FCFA et de 19,6 milliards de FCFA.
Quant aux dépenses d’investissement, elles, s’établiraient à 423,9 milliards de FCFA contre 352,9 milliards de FCFA dans la LFR 2018. L’ensemble de ces ressources serait principalement orienté vers la relance des chantiers à l’arrêt, l’amélioration du système éducatif, de l’offre de santé ainsi que la lutte contre la précarité et les inégalités.





























