Dans ses tablettes, la Banque africaine de développement (Bad) renseigne que le déficit budgétaire de la zone CEMAC devrait se creuser à 1,8% du PIB en 2025. Cela, en raison de la baisse continue des recettes (-0,15point de pourcentage du PIB) liées à la diminution desprix du pétrole, combinée à une stagnation des dépenses. Cette persistance résulte essentiellementdes dérapages budgétaires persistants au Congo, enRDC, en Guinée équatoriale et au Gabon.
Toutefois, soulignent les économistes de la BAD, « cette tendance devrait s’inverser en 2026, avec uneamélioration projetée du déficit budgétaire à 1,7% du PIB favorisée par une rationalisation des dépenses (-0,25 point de pourcentage du PIB) (principalementles dépenses de personnel dans le cadre des programmes avec le FMI), en dépit de la baisse continue des recettes ».
Nécessité des réformes audacieuses
Selon la BAD, la priorité régionale de la CEMAC en matière de réformes budgétaires est la consolidation budgétaire pour respecter les critères de convergence. Les réformes fiscales impliquent la modernisation des administrations (fiscales et douanières) et des politiques, par l’adoption de procédures électroniques et de plateformes de paiement mobile.
Une attention particulière est portée à la lutte contre la fraude fiscale et douanière, nécessitant une stratégie régionale de mobilisation des recettes domestiques. De son côté, la RDC vise également à élargir son assiette fiscale par la formalisation progressive du secteur informel et par une réforme de la fiscalité minière, tout en renforçant la lutte contre les exonérations excessives, ces dernières représentant, entre 2020 et 2022, plus de 2% du PIB en RDC, 1,8% au Cameroun, contre 0,42% au Tchad et t 1,06% au Gabon.


















