Le 17 mars 2026, Libreville, la capitale gabonaise a servi de cadre à une table ronde stratégique réunissant l’État gabonais, les bailleurs de fonds et les investisseurs privés autour du financement des projets hydroélectriques et du développement des infrastructures de transport d’électricité au Gabon. C’était à l’initiative de la Banque mondiale et Gabon Power Company (GPC).
Placée sous l’autorité du Vice-président de la République, Alexandre BARRO CHAMBRIER, cette rencontre de haut niveau a réuni le ministre délégué chargé du Budget, Marc ABEGHE, les Nations Unies, Fabrice MAURIES, ambassadeur, Haut Représentant de la République française près la République gabonaise, l’Union européenne (UE), le Directeur général de l’Énergie, Aristide NGARI, ainsi que plusieurs institutions financières internationales, dont la Banque mondial (BM), représentée par le responsable pratique M. Jie TANG, la Société financière internationale (SFI), la Banque africaine de développement (BAD) et Afrexim Banque.
Le secteur privé était également représenté, notamment par le Directeur général de Gabon Power Company (GPC), Philippe OSSOUCAH, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), la Société de patrimoine, la Compagnie de développement des énergies renouvelables (CODER) Meridiam, EDF, Hydroneo, Eranove, Asokh Energie, Asonha Energie, et Africa50….
Dans son allocution d’ouverture, le Vice-président de la République a rappelé que le développement d’infrastructures énergétiques modernes et compétitives constitue une priorité nationale inscrite au cœur du projet de société du président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA. Il a souligné : « Produire suffisamment d’énergie est une nécessité, mais cela ne saurait suffire si cette énergie ne parvient pas efficacement aux populations et aux acteurs économiques. L’enjeu est donc double : accroître les capacités de production tout en renforçant les réseaux de transport et de distribution. Par ailleurs, le développement du secteur minier, ainsi que la transformation locale de nos ressources, exigent des volumes d’énergie conséquents, à la hauteur de nos ambitions industrielles et économiques. C’est pourquoi je forme le vœu que les échanges qui s’ouvrent aujourd’hui aboutissent à une coopération renforcée et durable entre les pouvoirs publics, les investisseurs privés et les partenaires financiers internationaux. »
Cette orientation a été soutenue par le ministre délégué chargé du Budget, Marc ABEGHE, qui a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner financièrement les projets structurants : « Le gouvernement demeure pleinement mobilisé pour faire du secteur de l’énergie un levier de croissance économique. Nous veillons à assurer une gestion rigoureuse des ressources publiques, tout en mobilisant les financements nécessaires dans le respect des équilibres budgétaires. »
Dans le prolongement des interventions des représentants de l’État gabonais, la Banque mondiale a, à son tour, apporté son analyse du secteur à travers l’intervention de son Responsable de pratique, Jie Tang. Celui-ci a rappelé que le Gabon dispose d’un important potentiel hydroélectrique encore sous – exploité, tout en réaffirmant la volonté de l’institution d’accompagner le Gouvernement, en combinant financement et assistance technique, notamment pour renforcer la planification du secteur et assurer une mise en œuvre durable des projets, intégrant les enjeux environnementaux et sociaux.
Poursuivant les échanges, le Directeur général de Gabon Power Company, Philippe OSSOUCAH, a plaidé pour une approche concertée et pragmatique en soulignant qu’il est essentiel d’avoir un dialogue franc entre l’État, les bailleurs de fonds et les investisseurs, afin d’identifier les contraintes réelles et de co-construire des solutions adaptées pour accélérer le développement des projets hydroélectriques.
Il a notamment mis en exergue les défis liés à la mobilisation des financements considérant les attentes élevées des partenaires financiers pour la préservation de la riche biodiversité gabonaise, ainsi que les enjeux d’évacuation de l’énergie depuis les zones à fort potentiel vers les centres de consommation, tout en soulignant les opportunités offertes par des projets structurants tels que la centrale hydroélectrique de Booué. À cette occasion, la Société financière internationale et Hydroneo ont signé un accord d’engagement portant sur la réalisation des études préalables à la mise en œuvre du projet hydroélectrique d’IROUBA, situé dans le sud du Gabon.
Au terme de cette rencontre, les participants ont réaffirmé leur engagement à renforcer les synergies entre l’État gabonais, les institutions financières internationales, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les investisseurs privés, afin d’accélérer la mise en œuvre des projets énergétiques prioritaires. Cette table ronde marque ainsi une étape importante dans la mobilisation des financements et la valorisation durable du potentiel hydroélectrique du Gabon, au service de son développement économique et social.
A propos de la Banque mondiale
La Banque mondiale est l’une des principales institutions financières internationales de développement, engagée dans la lutte contre la pauvreté et la promotion d’une prospérité partagée. Présente dans plus de 100 pays, elle mobilise chaque année plusieurs dizaines de milliards de dollars — plus de 70 milliards USD d’engagements annuels en moyenne ces dernières années — pour financer des projets structurants à fort impact. À travers ses différentes institutions, notamment la BIRD et l’IDA, la Banque mondiale soutient les États dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures, l’éducation et la gouvernance.
Dans le secteur de l’énergie, elle figure parmi les premiers bailleurs mondiaux, avec plusieurs milliards de dollars investis chaque année pour améliorer l’accès à l’électricité, développer les énergies renouvelables et renforcer les réseaux de transport. Au-delà du financement, la Banque mondiale apporte une expertise technique reconnue, accompagne la planification stratégique des États et contribue à mobiliser des investissements publics et privés, tout en veillant à l’intégration des normes environnementales et sociales internationales pour un développement durable et inclusif.
A propos de Gabon Power Company (GPC)
Créée en 2015 par le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS), Gabon Power Company (GPC) est une entreprise engagée au service du développement durable du Gabon. Sa mission est « d’accélérer les investissements dans les secteurs de l’eau et de l’électricité, en mobilisant des partenaires techniques et financiers de référence afin de concevoir, développer, financer, construire et exploiter des infrastructures modernes de production et de transport d’électricité et d’eau potable. » Avec ses partenaires, GPC co-développe actuellement 6 projets de production d’électricité et une usine de production d’eau potable, représentant un investissement global de plus de 900 milliards de FCFA.
Parmi ces projets structurants figurent notamment les barrages hydroélectriques de Kinguélé Aval (35 MW, mise en service prévue en 2026), de Booué (400 MW) et de Ngoulmendjim (82 MW), ainsi que les centrales thermiques à gaz IPP Mayumba (8,5 MW, mise en service prévue en 2026) et IPP Owendo (125 MW).
À terme, ces infrastructures permettront d’ajouter plus de 700 MW de capacité au réseau électrique national, de construire plus de 300 kilomètres de lignes électriques, de générer plus de 4 000 emplois directs et d’éviter l’émission de plus de 73 000 tonnes de CO2 par an, conformément aux meilleures pratiques en matière de responsabilité sociale et environnementale.
Pour piloter ces projets, GPC s’appuie sur une équipe expérimentée, majoritairement gabonaise, engagée au service du développement énergétique national. La mise en service, en 2026, du barrage hydroélectrique de Kinguélé Aval et de la centrale thermique à gaz de Mayumba constituera une étape déterminante dans le renforcement des capacités de production et dans la consolidation de la souveraineté énergétique du Gabon.
Avec Gabon Power Company (GPC)


















