Le personnel du ministère des Mines et de Ressource géologiques a célébré ce jour, de concert avec le communauté nationale et internationale, la Journée internationale des travailleurs. Pour cette 122e édition – si l’on considère la première journée de manifestation internationale en 1890 – le cadre et le format choisis revêtaient toute une symbolique particulière. En effet, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema et ses collaborateurs ont choisi un environnement pittoresque, à une soixantaine de kilomètres de Libreville afin de mieux deviser en toute convivialité et sans tabou.
Occasion toute à fait donc idoine pour la présidente du Syndicat des professionnels des mines du Gabon (SYPROMINES), Annie Gisèle Nyangui Moukagni d’égrener le chapelet des revendications des membres de son écurie syndicale. Lesquelles revendications portent entre autres, sur la revalorisation des acquis, l’intégration du ministère dans les régies financières pour un traitement équitable de tous les pourvoyeurs de fonds contributeurs dans l’assiette fiscale, renforcement des capacités. Non sans oublier l’ajustement des assurances à toutes les entités du ministère ainsi que l’accompagnement et l’assistance lors de la perte d’un ayant droit et le statut particulier des géologues. « Excellence, Monsieur le ministre, nous demandons une meilleure prise en compte de nos préoccupations et l’amélioration de nos conditions de travail et de vie qui ne passent pas », a-t-elle indiqué.
Prenant la parole, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema est quant à lui revenu sur les grands axes de sa feuille de route, non sans évoquer les grandes attentes portées sur son département ministériel par le gouvernement. A savoir, faire du secteur minier, un véritable levier de croissance. Pour ce faire, le membre du gouvernement a fixé le cap tout en appelant les uns et les autres à davantage d’ardeur au travail.
« On resserre les rangs, on repart sur les objectifs que nous nous sommes fixés pour mettre ce ministère debout. Vous pouvez compter sur moi, j’ai la spécialité de mettre debout », a-t-il par exemple déclaré. Et d’ajouter, « Et personne, je dis bien personne, aujourd’hui ne peut oublier ce que j’ai fait au ministère du Pétrole. Aujourd’hui, je suis dans ma maison. Je ne vais ménager aucun effort pour mettre notre ministère debout »
Un défi taille
Dans son intervention, Sosthène Nguema Nguema n’a pas manqué de rappeler l’un des défis majeurs que son département ministériel entend relever : porter la contribution du ministère des Mines de 6 à 15 – 20% dans l’assiette fiscale et dans le court terme. Pour atteindre cet objectif, le membre du gouvernement mise sur deux facteurs : l’implication de tous sans exclusive et l’amélioration des conditions de travail du personnel. « Je sais compter sur vous tous, de la personne qui ouvre le portail à celui qui est au sixième étage. Je sais compter sur tout le monde pour que dans un an, un an et demi, nous atteignions ces objectifs ».
Pour la bonne gouverne, le secteur minier gabonais, en pleine croissance est un des piliers de la diversification économique du pays. Raison pour laquelle, le gouvernement nourrit de très grandes ambitions pour ce pan de l’économie avec comme objectif de porter sa contribution au PIB à actuellement de 6% à 25-30 % d’ici 2030. Le secteur contribue également à près de 25 % des recettes d’exportation. Dans le cadre de sa promotion, le gouvernement encourage l’investissement étranger, la formation et dorénavant la transformation locale.



















