Le dernier Rapport sur la politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) permet de scruter l’horizon économique avec un brin d’optimisme. Dans ce document, les projections à moyen terme, des services de la BEAC mettent en exergue une période de consolidation de la croissance dans la CEMAC entre 2026 et 2028, avec une croissance du PIB réel qui s’établirait à 3,3 % en 2026, 3,4 % en 2027 et 3,8 % en 2028.
D’apes les analyses de cette banque centrale, cette progression serait principalement due à la résilience du secteur non-pétrolier, en lien avec les efforts croissants en faveur de la diversification des économies des six pays, notamment dans les secteurs agricoles, miniers, manufacturiers et des services.
Ainsi, l’inflation moyenne passerait au-dessous de la cible communautaire de 3 % (2,2 % en 2026, 2,0 % en 2027 et 1,9 % en 2028). Tandis que le taux de couverture extérieure de la monnaie et les réserves de change en mois d’importations des biens et services devraient respectivement se situer à 79,6 % et 5,20 en moyenne sur la période indiquée.
Quant aux autres comptes macroéconomiques, ils devraient présenter des tendances variées à moyen terme comme suit : i) les finances publiques devraient rester globalement viables en raison de la poursuite des réformes économiques et financières par les pays de la sous-région.
S’agissant du solde budgétaire (hors dons), il est prévu à -0,9 % du PIB en moyenne sur la période 2026-2028, représentant une amélioration par rapport au déficit de 1,3 % du PIB attendu en 2025 ; le solde extérieur courant, dons inclus, devrait se dégrader progressivement pour se situer à -2,2 % du PIB en 2026, -2,8 % en 2027 et -3,0 % en 2028 ; et une hausse de plusieurs agrégats monétaires entre 2026 et 2028, avec les taux moyen de progression annuelle de 8,5 % pour la masse monétaire, 28,5 % pour les avoirs extérieurs nets du système monétaire et 7,1 % pour les crédits à l’économie.
Au regard de tous ces paramètres, l’orientation de la politique monétaire de la BEAC pour le quatrième trimestre 2025 s’inscrit dans un contexte de niveau confortable des réserves de change, quoiqu’en baisse, et d’une inflation sous contrôle, qui se maintiendrait en dessous de la norme communautaire.
Par conséquent, les membres du CPM ont décidé de maintenir inchangés les taux directeurs. Ainsi, le Taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) resterait à 4,50 %, le taux de la facilité de prêt marginal à 6,00 %, le taux de la facilité de dépôt à 0,00 % et les coefficients des réserves obligatoires à 7,00 % sur les exigibilités à vue et 4,50 % sur les exigibilités à terme.



















