Arrivé en septembre 2021 à Libreville, Agou Gomez Gbedia avait entre autres missions, de poursuivre l’œuvre de son prédécesseur, le brésilien Marcos Pawlowski-Ribeiro. Laquelle consistait à superviser la mise en œuvre du nouveau programme triennal 2021-2023 entre le Gabon et l’institution de Bretton Woods pour un montant de près de 307 milliards de FCFA.
Ce nouveau programme avait été approuvé le 28 juillet 2021 par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (fMI), dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC). Il avait pour but de soutenir la mise en œuvre de la stratégie de relance économique 2021-2023.
Ce programme visait aussi à soutenir la réponse à court terme à la crise de la COVID-19 et à jeter les bases d’une croissance post-pandémie forte, verte, tirée par le secteur privé et qui profite à tous les Gabonais. Les réformes de ce programme étaient également axées sur la création d’un espace budgétaire pour les dépenses sociales prioritaires, la réduction de la vulnérabilité de la dette, le renforcement de la gouvernance et de la transparence, et l’amélioration de l’inclusion financière.
Malheureusement dans un contexte marqué par une gouvernance scabreuse des finances publiques du régime déchu, ce programme avait été suspendu après seulement deux revues, du fait de plusieurs insuffisances sur sa mise en œuvre. A preuve, seul 1 des 16 repères structurels prévus pour 2022-2023, avait été atteint par l’ancien régime.
Durant la période de la transition, Gomez Agou a également connu des petites discordes avec le gouvernement sur les données de la dette publique. Mais qu’à cela ne tienne, à ce jour, le Gabon n’est actuellement engagé dans aucun programme actif avec le FMI.
Agou Gomez Gbedia possède un doctorat en économie obtenu à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et une maîtrise en administration publique et développement international de la Kennedy School of Government de l’université Harvard.
Avant Libreville, il a travaillé avec le FMI à divers titres, notamment comme économiste local pendant cinq ans au bureau du représentant résident du FMI en Côte d’Ivoire et comme membre des services de l’institution pendant six ans au siège, où il s’est occupé des programmes en Tunisie et au Ghana. Auparavant, il a occupé divers postes à la Banque mondiale et a été assistant au cabinet du Premier ministre de la Côte d’Ivoire.



















