La diplomatie économique du Gabon est en très bonne voie. La preuve vient une fois dé plus, nous être donnée avec la signature ce 09 juillet 2025 à Washington, d’un accord de 500 millions de dollars pour le développement du gisement de potasse de Mayumba, entre l’État gabonais et le groupe américain Millenial Potash. Le tout bien entendu, sous la férule du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.A l’occasion de cette signature, Brice Clotaire Oligui Nguema a réitéré l’importance cruciale du soutien en infrastructures énergétiques et de transport pour accompagner cette initiative. Il a également lancé un appel éclairant à tous les investisseurs américains, les incitant à s’impliquer dans cette dynamique de transformation économique de la nation.
Ce projet phare se veut un pilier fondamental de la souveraineté minérale du Gabon, promettant la production annuelle de 800 000 tonnes d’engrais potassique et la création directe de 375 emplois ainsi que 600 emplois indirects. Par ailleurs, le développement de ce projet se veut un levier essentiel pour la transformation industrielle et la croissance inclusive que le pays aspire à atteindre.
Il convient en outre de noter que ce projet affiche des réserves de 657 millions de tonnes en catégorie « Indiquée » (15,9 % de chlorure de potassium, KCl) et 1,159 milliard de tonnes en « Inférée » (16 % KCl), selon une estimation de janvier 2024. Si les nouveaux forages confirment les hypothèses géologiques, la longueur totale des minéralisations pourrait atteindre 8 km – contre 4 km actuellement –, permettant de reclasser une partie des ressources en catégories supérieures (Mesurée ou Indiquée) et d’ajouter des tonnages substantiels.
Au-delà des chiffres, ce projet s’inscrit dans une ambition nationale. Le Gabon, qui vise à devenir » le grenier de l’Afrique centrale » d’ici 2026, a inscrit le développement de la potasse dans son Plan national de développement pour la transition (PNDT) – un budget de 4 536 milliards FCFA incluant 293 projets, dont des initiatives agricoles. La potasse, composant essentiel des engrais, pourrait y jouer un rôle central. Une production locale sécuriserait l’approvisionnement du secteur agricole, aujourd’hui dépendant des importations.
L’exploitation future de ce gisement de potasse représente donc un enjeu pour le développement territorial de la région. Au-delà des retombées économiques directes, ce projet pourrait contribuer significativement au renforcement des capacités locales, à la formation professionnelle des populations et à la dynamisation de l’économie régionale. L’approche adoptée privilégie une démarche d’exploitation responsable, conciliant impératifs économiques et préservation de l’environnement.



















