La Vice – présidente, Rose Christiane Ossouka Raponda a pris part, aux côtés de plusieurs chefs d’Etats et de gouvernements, à la 2ème édition du Sommet de Dakar 2 axé sur l’agriculture, qui se tient actuellement à Dakar au Sénégal, organisé par la Banque africaine de développement (BAD).
Prenant la parole au cours de cette rencontre, elle a décliné les grandes ambitions de la politique agricole mise en œuvre par le pays. Selon elle, « le Gabon a une biodiversité exceptionnelle mais paradoxalement, le secteur agricole ne représente que 5 % du PIB et le pays importe près de 450 milliards de francs CFA de produits alimentaires et 20 % de la population est employée dans le secteur agricole », a-t-elle déploré.
Avant d’annoncer que le gouvernement voulait renverser la tendance et permettre à l’agriculture de contribuer davantage à la constitution du PIB et à long terme exporter des produits agricoles transformés sur place.
Rose Christiane Ossouka Raponda a également lancé un « vibrant appel à tous les partenaires qui œuvrent dans le secteur alimentaire à venir au Gabon », tout en indiquant les mesures incitatives mises en place par le gouvernement pour améliorer le climat des affaires avec des avantages fiscaux et douaniers.
A preuve, « Une loi d’orientation a été mise en place qui stipule que pour accéder au marché local, 50 % des produits agricoles doivent être locaux, l’objectif étant de faire en sorte que la contribution du secteur agricole dans la formation du PIB passe de 5 % à 20 % et que les importations soient réduites de 50 % », a-t-elle indiqué.
Pour rappel, au cours de ce Sommet de Dakar 2, axé sur l’action, les chefs d’État tiendront des réunions pour mobiliser et mettre en cohérence les ressources gouvernementales, les partenaires au développement et le financement du secteur privé pour libérer le potentiel alimentaire de l’Afrique.
En levant les obstacles au développement agricole et en l’accompagnant d’investissements nouveaux, la production agricole de l’Afrique pourrait passer de 280 milliards de dollars par an à mille milliards de dollars d’ici 2030, soutient-on.
Mais auparavant, il s’agira d’investir dans l’augmentation de la productivité agricole, soutenir les infrastructures, les systèmes agricoles adaptés au climat, avec des investissements du secteur privé tout au long de la chaîne de valeur alimentaire peut aider à faire de l’Afrique un grenier pour le monde.
Il est également prévu que les acteurs du secteur privé s’engagent à développer des chaînes de valeur critiques. Il en est de même des gouverneurs des banques centrales et les ministres des finances pour élaborer des dispositifs de financement pour la mise en œuvre des pactes pour l’alimentation et l’agriculture, en collaboration avec les ministres responsables de l’agriculture, ainsi qu’avec les acteurs du secteur privé, y compris les banques commerciales et les institutions financières



















