Grâce à la reprise économique, le système bancaire de la zone CEMAC a connu un net développement de ses activités, en dépit de la dégradation de la qualité de son portefeuille de crédit.
Au cours de la période sous-revue, son total agrégé des bilans est en progression de 1,7 % par rapport au 31 décembre 2017. Selon la BEAC, cette évolution a été perceptible dans tous les pays de la CEMAC, à l’exception du Congo et du Tchad, où des baisses respectives de 14,0 % et 1,4 % ont été relevées.
A l’inverse, l’activité des banques a connu une augmentation au Cameroun (14,4 %), en République Centrafricaine (6,2 %), au Gabon (8,9 %) et en Guinée Equatoriale (3,4%). Mais dans l’ensemble, l’activité des banques de la CEMAC a été marquée par les évolutions suivantes :
-une augmentation des crédits bruts de 0,9 % à 8 539 milliards, en hausse de 74 milliards, comparés à leur niveau de 2017. Cette tendance a été observée dans tous les pays de la CEMAC ;
– une progression des dépôts de la clientèle qui se sont élevés à 9 497 milliards (73,6 % du total du bilan), en hausse de 158 milliards en un an, soit 3,6 % en variation annuelle. Cette tendance a été observée en République centrafricaine (16,7 %), au Congo (7,6 %), au Gabon (11,5 %) et en Guinée Equatoriale (2,7 %). En revanche, au Cameroun et au Tchad, des baisses respectives de 5,7 % et 0,3 % ont été enregistrées ;
– une forte détérioration de la qualité relative du portefeuille de crédits, caractérisée par une hausse de 26,8 % du niveau des créances en souffrance, à 1 835 milliards. Elles ont représenté 21,4 % des crédits bruts contre 17,1 % douze mois auparavant;
– une couverture des crédits par les dépôts de 126,0 % (contre 110,3 % un an plus tôt).
En conséquence, les opérations avec la clientèle ont dégagé un excédent de ressources de 1 994 milliards de FCFA contre 1 717 milliards en décembre 2017.
– une croissance de l’excédent de capitaux permanents par rapport aux valeurs immobilisées à 561 milliards de FCFA, contre 424 milliards FCFA à fin décembre 2017. En ce qui concerne les opérations avec la BEAC, elles ont été marquées par un placement net des banques primaires de 1 228 milliards. Ce solde opérations s’est accru de 35,4 % par rapport au niveau atteint l’année précédente.
Au plan prudentiel, sur la base des états des 51 banques ayant déclaré leur situation au 31 décembre 2018, il a été relevé ce qui suit :
– 44 banques sont en conformité avec les dispositions relatives à la représentation du capital minimum (contre 45 banques l’année précédente). Le même nombre de banques a enregistré un ratio de couverture des risques pondérés par les fonds propres nets supérieur ou égal à 8 % (contre 45 banques l’année précédente) ;
– 44 banques ont respecté la limite globale de l’octuple des fonds propres nets pour la somme des risques pondérés supérieurs à 15 % des dits fonds propres (contre 45 banques l’année précédente). En revanche, 31 banques se sont conformées à la limite individuelle des risques pondérés encourus par un même bénéficiaire pour
Au 31 décembre 2018, le système bancaire de la CEMAC comptait 55 banques en activité, 16 au Cameroun, 4 en Centrafrique, 11 au Congo, 10 au Gabon, 5 en Guinée Equatoriale et 9 au Tchad. Le total agrégé des bilans s’est établi à 13 026 milliards de FCFA, en progression de 1,7 % par rapport au 31 décembre 2017.






























