Selon la Banque mondiale, le niveau des recettes pétrolières perçues par le gouvernement (5,3% du PIB) apparaît relativement faible, au regard de la forte hausse des cours mondiaux du pétrole observé en 2021.
Dans un contexte marqué par une baisse structurelle de la production pétrolière (en l’absence de nouvelle découverte majeure), l’institution de Breton Woods renseigne qu’il s’avère crucial pour le Gabon, d’améliorer la gestion de ses finances publiques et de renforcer la transparence et la gouvernance des recettes et dépenses issues de ses ressources naturelles.
En 2020, le secteur extractif représentait encore 14 pour cent du PIB et 38,4 pour cent des recettes totales, malgré les efforts continus du gouvernement pour diversifier l’économie, déplorent les économistes de l’institution.
Dès lors, se félicitent-ils, « la réintégration du Gabon dans l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) le 19 octobre 2021, huit ans après son exclusion en 2013, pour non-respect de l’engagement à publier régulièrement des informations sur les revenus des activités pétrolières et minières, constitue une avancée importante pour le pays compte tenu du manque persistant de transparence affectant le secteur extractif gabonais ». Pour l’avenir, les progrès concrets du Gabon dans la mise en œuvre des exigences de l’ITIE, bien que cruciaux, restent à scruter, concluent-ils.



















