Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de développement des chaînes de valeurs agricoles, le gouvernement camerounais et la Banque africaine de développement ont convenu de mettre en place un fonds. Il fournira des ressources longues aux établissements de microfinance au Cameroun, afin qu’eux-mêmes puissent accorder, avec une certaine flexibilité, des crédits à moyen terme (2 à 4 ans) aux acteurs des chaînes de valeur agricoles.
Le Projet de développement des filières agricoles dote ainsi le Fonds de 13,12 millions d’euros, outre une garantie partielle de crédit de 4,58 millions d’euros pour un partage des risques avec les banques commerciales.
Selon la convention qui a été conclue, la Commercial Bank of Cameroun mettra les ressources à la disposition des établissements de microfinance, plus proches du terrain et, partant, des organisations de producteurs, des petites et moyennes entreprises de jeunes engagées dans l’agriculture commerciale.
Selon le schéma établi, l’établissement de microfinance se rapproche de l’opérateur financier – en l’occurrence la Commercial Bank of Cameroun – pour une demande de refinancement, qui lui est accordée à un taux d’intérêt très concessionnel de 3 %. En retour, l’établissement de microfinance octroie des crédits à ses clients – coopératives et petites entreprises agricoles, et autres. L’établissement de microfinance apporte 30 % de ses ressources propres et le Fonds de développement des filières agricoles contribue à hauteur de 60 % des besoins en financement du promoteur. Lequel assume une contrepartie financière de 10 %.
Doté de 115,05 millions d’euros, le Projet de développement des chaînes de valeur agricoles est financé à hauteur de 77,6 % par le Groupe de la Banque africaine de développement, et à 21,5 % par l’État du Cameroun et 0,9% par les bénéficiaires.
Deux objectifs sont visés. Le premier consiste à contribuer à créer des richesses partagées, des emplois pour les jeunes. Tandis que le second est de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle en renforçant la compétitivité des filières palmier à huile, banane plantain et ananas, dont le Cameroun est l’un des principaux exportateurs en Afrique centrale.



















