Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la forte contribution des Etats à la santé des populations est source de plusieurs effets positifs à travers le continent. La première conséquence est l’augmentation de l’espérance de vie. Malheureusement, déplore l’institution onusienne, la plupart des gouvernements d’Afrique financent moins de 50 % de leur budget national de santé. Ce qui entraîne d’importants déficits de financement.
Seuls l’Algérie, le Botswana, le Cabo Verde, l’Eswatini, le Gabon, les Seychelles et l’Afrique du Sud financent plus de 50% de leurs budgets nationaux de santé. Dans le cas du Gabon, cette détermination s’est une fois de plus manifestée, il y a quelques jours, lorsque le ministre de la Santé, Guy Patrick Obiang a présenté ses besoins budgétaires aux conférences budgétaires préparant l’exercice budgétaire 2023.
Le membre du gouvernement avait ainsi indiqué qu’une partie de ses fonds sera prioritairement affecté à la réhabilitation des hôpitaux et leur équipement, pour « permettre à la population gabonaise de pouvoir accéder aux soins de qualité dans un certain nombre de départements sanitaires ».
Il convient de noter que pour l’exercice en cours, la part du budget consacré à la santé s’est élevée à 148 450 593 513 de FCFA dans la Loi de finances initiale. Soit la troisième plus grosse enveloppe après l’Education nationale, 187 879 632 242 de FCFA et la Défenses, 173 233 292 865de FCFA.
Et en termes de projection, au niveau de son département ministériel la priorité sera accordée à l’achèvement des projets initiés en 2021 et 2022. Par conséquent, l’année 2023 devrait être une année d’achèvement de tous ces projets, a indiqué le ministre de la Santé.
Dans ce droit fil, les efforts du gouvernement en matière de politique sanitaire se poursuivront sur la période 2023-2025. Cela, afin d’améliorer la prévention et l’offre d’accès aux soins. Sur le plan de la médecine préventive. De ce fait, les autorités entendent mettre en œuvre, des programmes de sensibilisation et d’éducation des populations sur les thèmes de l’hygiène et des maladies, tout en poursuivant l’intensification de la vaccination notamment celle contre la Covid-19.
Dans le même ordre, le renforcement de la surveillance épidémiologique, le contrôle de la qualité des médicaments, l’approvisionnement et la distribution des moustiquaires imprégnées et médicaments antiviraux et antituberculeux constitueront également des actions prioritaires sur la période.
Dans le cadre de l’offre de soins aux populations, les actions seront axées sur la disponibilité des médicaments et dispositifs médicaux dans les pharmacies hospitalières ; l’ouverture de l’Institut des maladies infectieuses Pr Daniel Gahouma ; la poursuite du plan d’investissement à la réhabilitation, la construction et l’achèvement des travaux des infrastructures des formations sanitaires intermédiaires et de base et des logements d’astreinte des professionnels de soins de santé pour lutter contre les déserts médicaux observés dans nos régions sanitaires de l’hinterland.
Enfin, le renforcement du cadre règlementaire à travers l’élaboration et l’adoption du code de la santé publique et la mise en place d’un comité de suivi de la performance des programmes de la politique de santé constituent également les principales actions à venir, afin de renforcer la bonne gouvernance dans les structures sanitaires.



















