Les exploitants forestiers qui ne sont pas encore conformés au processus de certification FSC (Forest Stewardship Council) vont devoir se rattraper. Le gouvernement vient de leur accorder une bonne marge. En effet, l’échéance butoir qui était programmée à l’horizon 2022, est désormais prolongée de trois ans. Apprend-on de la Direction générale du Trésor en France.
Ce processus de certification forestière consiste à implémenter une gestion durable et transparente des ressources forestières gabonaises. L’initiative vise clairement à lutter contre le commerce du bois illégal, et promouvoir l’exploitation et le commerce responsables des ressources forestières.
Bien que le taux global de déforestation au Gabon demeure relativement faible (inférieur à 0,1%), l’exploitation illégale du bois a été un problème dans le passé, avec un taux manifeste à 50% sur l’ensemble des activités forestières du pays.
Faut-il le rappeler, c’est le 26 septembre 2018, depuis le site de Mevang appartenant à la société Rougier que le président de la République, Ali Bongo avait annoncé l’horizon 2022, pour l’arrimage à ce processus de certification FSC, pour toutes les concessions forestières du pays.
A l’occasion, le chef de l’Etat gabonais avait indiqué que son pays était à la recherche d’une qualité élevée dans ses productions locales et, en termes d’industrie du bois.
Par conséquent, toutes les concessions forestières qui n’auraient pas entraîné le processus d’obtention de la certification forestière FSC dans le délai fixé allaient voir leurs permis retirés.
Dans ce cadre, le FSC qui est le standard le plus exigeant en termes de certification et offre de nombreux avantages, constituait un label clé qui pourrait offrir une garantie aux opérateurs gabonais pour accéder aux marchés de référence, avait-il indiqué.
Avant d’ajouter que la certification contribuera à accroître l’attractivité des chaînes de valeur du bois vis-à-vis des investisseurs potentiels, grâce à la durabilité et à la plus haute qualité garantie.
En outre, selon lui, le label renforcera la politique gabonaise de développement durable, qui constitue déjà une référence dans la sous-région et en Afrique. Autant de motifs qui l’avait donc amené à fixer à 2022, la date limite pour que toutes les concessions soient certifiées FSC au Gabon.
Avec cette décision, le Gabon se positionne ainsi comme une référence pour la gestion durable des forêts dans le bassin du Congo, avaient indiqué de nombreux observateurs.
Pour la bonne gouverne avec 85 % de superficie forestière – environ 22 millions d’hectares – dont plus de la moitié est attribuée à l’exploitation forestière, le Gabon est une destination importante pour les investisseurs étrangers, en particulier les entreprises à capitaux chinois. Le secteur du bois occupe la deuxième place dans l’économie du pays après celui du pétrole, et ses principaux marchés sont la Chine et l’Europe.
Plus de 2 millions d’hectares, soit 14% de toutes les concessions forestières du pays, sont actuellement certifiés FSC. Dans l’ensemble du bassin du Congo, seuls le Cameroun, la République du Congo et le Gabon ont des concessions détenant la certification FSC.



















