Le Vice – président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), Marcel Ondele, vient d’effectuer une visite de travail au siège du Fonds de solidarité africain (FSA) à Niamey (NIGER). A l’occasion de ce déplacement, la BDEAC, le Fonds de solidarité africain (FSA), et la Société gabonaise SERUS investissements SA ont procédé à la signature de la convention de garantie autonome entre
Cette signature, selon les ses termes, formalise l’accord donné par le FSA de se constituer garant autonome à hauteur de 60% du prêt d’un milliard huit cents millions de FCFA consenti par le pool bancaire constitué de la BDEAC, ECOBANK GABON et ORABANK GABON, au profit de la société gabonaise SERUS investissements SA pour la construction d’un complexe commercial et hôtelier à Moanda.
A travers cette action, le FSA vient renforcer ses liens professionnels avec le monde financier de l’Afrique centrale et espérer une possible participation de BDEAC au capital du FSA. Des dispositions qui font réjouir le directeur général du Fonds de solidarité africaine, Amadou Abdoulaye Diallo.
Selon lui, « la BDEAC et le FSA sont en marche pour un avenir plus prometteur avec des retombées positives pour les économies de leurs pays membres respectifs ». Avant d’ajouter, « …les deux institutions doivent rester de véritables outils d’intégration dans la zone CEMAC et au-delà dans les autres parties de l’Afrique ».
Pour le responsable du FSA, au regard de la complémentarité de leurs activités et de la convergence de leurs missions respectives, « nos deux institutions ont scellé leur union à travers un accord cadre de partenariat qui était signé le 24 janvier 2020 et dont la mise en œuvre a commencé par la prise de participation croisée dans le capital de l’une et de l’autre ».
Outre la signature de la convention de garantie autonome, le Fonds de solidarité africaine (FSA) et la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) ont passé en revue leur coopération bilatérale qui a permis d’aboutir à d’importantes conclusions.
Ces résultats qui enthousiasment les deux institutions leur permettent de bâtir ensemble une coopération quotidienne et dynamique qui sera plus innovante et plus fructueuse pour leurs Etats membres. « Nous avons partagé la conviction que l’essor de nos Etats est consécutif au développement des secteurs stratégiques de nos pays du fait qu’ils soient les meilleures sources de créations d’emplois, de lutte contre la pauvreté et de création de valeur ajoutée », a ajouté Amadou Abdoulaye Diallo.
Saisissant l’’occasion, le vice-président de la BDEAC, Marcel Ondele, a quant à lui assuré aux promoteurs de l’Afrique centrale que des institutions crédibles de couverture de risques existent pour les aider à surmonter les obstacles liés à l’accès au financement dû notamment à l’incapacité des emprunteurs à consentir des garanties satisfaisantes et adaptées.
« Aussi, la BDEAC invite-t-elle tous les porteurs de projet éligibles à profiter pleinement de ce nouveau cadre et à saisir leur institution de financement et de développement, plus que jamais disposée à les accompagner dans leurs démarches de recherche de fonds d’investissement », a-t-il dit.
Autrement dit, l’initiative conjointe des deux institutions financières vise à permettre à plus d’opérateurs économiques de la sous-région de l’Afrique centrale d’accéder au financement de la BDEAC en se libérant de la contrainte que constitue la garantie et qui a été un handicap majeur de l’essor des petites et moyennes entreprises pendant longtemps.
Occasion pour Serge Maurille Myboto, PDG de Serus Investment SA, pour qui entreprendre dans la zone CEMAC relève d’un véritable sacerdoce, d’indiquer cette signature « a été rendue possible grâce à la détermination, à l’abnégation et surtout au gout de l’effort de l’ensemble des partenaires ».
Pour rappel, la construction d’un complexe commercial et hôtelier à Moanda présente de multiples avantages, selon les différentes parties prenantes au projet. Notamment socio-économiques. Tout d’abord, elle favorisera la réduction du chômage dans le pays. En effet, près de 312 emplois directs et 624 emplois indirects seront générés lors de la construction de la structure. Une fois les travaux finis, environ 234 emplois directs et 468 emplois indirects seront créés au cours de la phase d’exploitation.



















