La Commission de la CEMAC et le gouvernement gabonais ont conclu, ce lundi 21 janvier 2019 à Libreville, un accord pour booster la seconde phase du Programme économique régional (PER).
La cérémonie solennelle de signature dudit protocole d’accord a été ponctuée par trois interventions. D’abord, celle du ministre gabonais de l’Economie, jean Marie Ogandaga qui a remercié le président de la Commission de la Cémac, le Pr Daniel Ona Ondo pour l’honneur et le rôle majeur qu’il joue pour l’intégration.
Dans cet ordre d’idée, il a également fait le constat amer de la faiblesse des échanges intracommunautaires qui ne représentent que 3% du volume total et présenté le moyen d’inverser cette tendance. « Avec un espace économique potentiellement riche et une monnaie commune, on ne saurait avoir de développement sans l’intégration », a-t-il affirmé.
D’où l’ambition de son gouvernement de tirer son épingle du jeu avec la matérialisation d’un marché commun en zone CEMAC. Il a enfin conclu en félicitant ce protocole d’accord « La signature de ce jour est une action importante pour la vitalité de notre économie et le BCPSGE vient de franchir un grand palier.», a-t-il déclaré.
A son tour, le président de la Commission de la Cémac a rappelé que les contours et le bien-fondé de ce protocole d’accord. car, selon lui, « le gouvernement de la Cémac s’est fixé pour objectif de rendre plus visible les interventions communautaires, notamment par la mise en œuvre de la phase 2 du Programme économique régional (PER) ».
Aussi, le Pr Daniel Ona Ondo a situé l’assistance sur le but visé par la collaboration entre son institution et le BCPSGE qui est de « Permettre une accélération de la mise en œuvre des politiques sectorielles, des politiques communes, du PER de la CEMAC d’une part et du Plan Stratégique Gabon Emergent d’autre part ».
Et de renchérir, « la Commission va s’appuyer sur le BCPSGE pour la réalisation de ses activités communautaires au Gabon en veillant à mutualiser l’expertise, l’information, le réseau de partenaires et les ressources humaines et institutionnelles ».
Dernier à prendre la parole, Liban Soleman a, quant à lui, présenté les résultats positifs engrangés par le Gabon depuis la mise en œuvre de sa politique d’industrialisation et de diversification de l’économie.
« Le Gabon est aujourd’hui le 1er exportateur de bois transformé en Afrique et nous sommes aussi sur la voie de la transformation minière avec le manganèse. Il en est de même pour l’huile de palme que nous exportons.», a-t-il relever
Il a, à cet effet soutenu que « Grace aux corridors d’intégration, nous pourrons exporter davantage car la CEMAC est un marché à fort potentiel ». Avant d’achever son propos, il a insisté sur le fait que la signature de cet accord va, non seulement permettre une meilleure appropriation du PER au niveau national, par l’opérationnalisation de la cellule nationale, mais aussi ouvrir un marché plus grand pour l’industrie gabonaise en pleine renaissance.





























