Selon un récent rapport de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), les finances publiques ont poursuivi leur redressement au premier trimestre 2020, avant l’apparition d’un réel risque de dégradation à partir du deuxième trimestre 2020.
Cette embellie s’illustre notamment par un certain nombre d’indicateurs performants. En effet, les créances nettes sur les États et les avoirs extérieurs nets demeurent les principales sources de la création monétaire au premier trimestre 2020.
En outre, les avoirs extérieurs nets du système monétaire se sont accrus de 21,2 % en glissement annuel, faisant passer le niveau des réserves de change à environ 4,64 mois d’importations des biens et services non facteurs et le taux de couverture extérieure de la monnaie à 72,23 % contre 62,75 % un an plus tôt.
Enfin, à la fin du mois de mai 2020, les réserves de change représentent 5,68 mois d’importations des biens et services et le taux de couverture extérieure de la monnaie se situe à 78 %.
S’agissant du marché monétaire, il se caractérise par une baisse du volume des liquidités injectées par l’Institut d’émission dans le système bancaire. Ces liquidités se sont élevées à 266,4 milliards de FCFA en avril 2020, après l’épisode de ponction de liquidités, contre 361,2 milliards de FCFA, une année auparavant.
Au titre de cette opération principale d’injection de liquidités, l’encours moyen des avances consenties par la Banque centrale au système bancaire, qui était de 131 milliards de FCFA, en avril 2019, est revenu à 53,8 milliards en avril 2020.
Dans le même temps, le volume moyen des avances au titre de la facilité de prêt marginal a progressé de 123,9 milliards de FCFA, en avril 2019 à 178,8 milliards de FCFA, une année après, avec un pic de 211,9 enregistré au mois de décembre 2019.




























