Les bisbilles au sein du directoire de la Commission de la Cémac faites de profonds désaccords et de concussions, n’auront finalement pas eu gain de cause, sur la gouvernance de Daniel Ona Ondo à la tête de cette institution communautaire.
L’ambiance était électrique à Yaoundé, la capitale camerounaise lors du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac), tenu du 21 au 22 novembre 2019.
Car, derrière les sourires et la sérénité affichés, les participants avaient de la peine à masquer le spectre des divergences qui planait à la tête de l’exécutif de la Commission de la Cémac. Selon certaines sources, la vice-présidente de la Commission de la Cemac, la tchadienne, Fatima Haram Acyl avait une dent contre son supérieur hiérarchique au sein de la commission, le Pr Daniel Ona Ondo. A l’en croire, elle se sentirait écartée des missions qu’elle estime être légitimement les siennes.
« Nous sommes à mi-mandat et le bilan des deux années des hautes charges que mon pays m’a fait l’honneur de me confier pour servir la Cémac à vos côtés, tend à se réduire aux blocages de toutes sortes de votre part », a-t-elle fait savoir dans une note adressée au président de la Commission de la Cémac.
Elle estime également de n’être pas traitée avec le respect et les prérogatives dues à son rang. D’autres motifs auraient été portés à l’encontre de Daniel mais sans fondements juridiques, indiquent des sources proches de l’institution communautaire.
Pourtant, certains estiment que même s’il est reconnu un certain nombre de griefs à son encontre, force est tout de même de reconnaître qu’il a redonné une âme à cette institution en plein turbulences lors de son arrivée aux fonctions.
Contrairement au magistère de ses prédécesseurs soutiennent-ils, la Commission est redevenue une institution au service de la communauté. De plus, indique-t-ils, son arrivée a coïncidé avec la relance de nombreux projets intégrateurs au service de la communauté.
D’autres soutiennent également que son mandat est fait des résultats, de la rigueur et enfin du pragmatisme. Lesquels se traduisent par la révision à la baisse du budget de la commission dès sa prise de fonctions.
L’autre front ouvert par lui, est celui des ressources humaines. L’optimisation des capacités de l’institution communautaire passe par l’utilisation des capacités humaines adéquates. Le président a engagé l’audit des capacités et des besoins. Pour voir quel est le niveau réel d’ambition.
Quant à sa rigueur de travail, elle s’illustre par la nouvelle réglementation de change. Lors des assemblées annuelles Banque mondiale et Fmi de Washington, il a rencontré les entreprises américaines exerçant dans le secteur extractif (pétrole) pour leur présenter l’enjeu des réformes de la BEAC en matière de change, notamment le fait pour les pays de la communauté de jouir des moyens découlant de l’exploitation de leurs richesses.
De même que son action auprès des partenaires au développement a permis à la Cémac d’avoir une stratégie agricole autour de la Cebevihra. Et bientôt des financements dans le cadre des projets intégrateurs prioritaires. Vivement plus de résultats.
Malgré les légères pesanteurs relevées dans l’exercice de ses fonctions, les chefs d’Etats ont renouvelé leur confiance au Professeur agrégé des facultés de droit et de sciences économiques, natif d’Oyem (nord du Gabon).
Quoi de plus normal, indique-t-on. Car, sa présence à la tête de la Commission de la Cémac, suite à sa succession au Congolais Pierre Moussa, procède du facteur rotatif de ces fonctions, dont le mandat échoie actuellement à la République gabonaise, depuis le 17 février 2017 et ce, jusqu’en 2021.





























