L’emploi et l’industrialisation ont occupé une place de choix, au Forum Gabon-France, organisé du 24 au 25 novembre 2025, en marge de la visite du chef de l’Etat français, Emmanuel Macron au Gabon. Un rendez-vous co-organisé par la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), l’ANPI-Gabon et le MEDEFI.
Intervenant au cours de cette rencontre, le ministre des Mines et des Ressources géologiques Gilles Nembé a mis en exergue, les grands défis que le gouvernement entend relever s’il veut réaliser ses ambitions industrielles. Faut-il le rappeler, sous la vision du chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon entend plus que par le passé, transformer ses ressources naturelles en une véritable richesse pour le pays.
Renforcement de la valeur ajoutée nationale et soutient à une croissance durable
Pour le ministre Nembé, « Cette ambition ne peut se matérialiser qu’à travers des projets stratégiques qui visent à renforcer la valeur ajoutée nationale et à soutenir une croissance durable ». Les discussions qui ont suivi cette présentation ont ainsi mis en lumière, trois axes majeurs : l’augmentation de la capacité énergétique, la modernisation des infrastructures de transport, et la réalisation de grands travaux, comme le port en eau profonde de Mayumba.
Tous des chantiers que le gouvernement devrait accélérer, ou impérativement ouvrir s’ils ne le sont pas encore. Car, il convient de noter que le déficit énergétique, ou celui des infrastructures de communication est l’une des premières causes du sous-développement d’un pays. Et le Gabon ne peut se soustraire à cette réalité.
Et pour conforter cette thèse, Gilles Nembé a rappeler que « Ces initiatives ne sont pas que des projets d’infrastructure, elles représentent une véritable opportunité pour créer des emplois directs et indirects, tout en dynamisant l’économie locale », a-t-il indiqué. Avant de souligner que, « ces efforts s’inscrivent dans la lutte contre le chômage et l’autonomisation des Gabonais, plaçant ainsi la création d’emplois au cœur de l’action gouvernementale ». Car, selon lui, « Le Gabon se projette vers un avenir où l’économie est non seulement compétitive, mais aussi inclusive et durable ».
Le ministre Gilles Nembe maintient le cap
Comme on peut le constater, le ministre des Mines et des Ressources géologiques garde le cap fixé depuis le Forum économique Gabon – France du 29 mai 2024 aux Salons Hoche à Paris en France. Au cours de cet événement, il avait clairement décliné les grandes ambitions du gouvernement gabonais pour son secteur minier.
Au moment où le pays envisage la diversification plus accrue de son économie, ce Forum a constitué une plateforme d’échanges et de promotion du « Invest in Gabon ». Dans ce cadre, le secteur minier gabonais qui se présente comme un important levier de cette nouvelle approche économique est appelé à jouer un rôle majeur dans cette dynamique.
Un nouvel écosystème de métiers et de profils
Gilles Nembe avait par exemple fait un plaidoyer sur les nouveaux profils nécessaires aujourd’hui ainsi que les exigences et les contingences pour le développement de ce secteur. « Il faudra plus d’ingénieurs, plus de comptables, plus de chauffeurs et sur des métiers que nous n’avons pas. Des ingénieurs géologues, spécialistes en Big data, nous n’en avons pas. Il m’en faut une dizaine. Des ingénieurs en stratégies de données nous n’en avons pas non plus. On est en train de rentrer […] sur tout un ensemble de nouveaux métiers que traditionnellement nous n’avions pas », avait-il indiqué. Non sans souligner que : « Les mines, ce n’est plus la pelle et la pioche. C’est beaucoup de Big data, c’est beaucoup d’ingénierie, c’est beaucoup de finance, beaucoup de juridique. Donc, il y a tous ces éléments que nous sommes obligés d’intégrer aujourd’hui ».



















