Une ère nouvelle pour la gouvernance financière régionale s’ouvre en zone CEMAC. C’est le moins que l’on puisse dire, avec la tenue de la 14ème session du Cadre permanent de concertation des Trésors publics (CPC-TP) de la CEMAC ici à Libreville. Ces travaux placés sous le thème « Réformes fiscales et pérennité du marché des valeurs du Trésor de la CEMAC », ont été ouverts par le ministre d’État, en charge de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Henri Claude Oyima. Les principaux acteurs des finances publiques, du secteur bancaire et des marchés financiers de la sous-région prennent part à cette rencontre.
Dans son allocution, Henri Claude Oyima a salué l’engagement du gouverneur de la BEAC et de l’ensemble des partenaires. Non sans souligner « l’importance de cette plateforme d’échanges pour la consolidation et la modernisation du marché des valeurs du Trésor en Afrique centrale ».
Le patron de l’économie gabonaise a également noté l’importance du thème de cette rencontre : « Réformes fiscales et pérennité du marché des valeurs du Trésor de la CEMAC », qui s’inscrit selon lui, dans la continuité des efforts engagés lors des précédentes rencontres. Avant de mettre en exergue, « la nécessité d’optimiser la mobilisation des ressources internes, d’élargir l’assiette fiscale et de digitaliser les administrations pour renforcer la transparence et la confiance des investisseurs. L’harmonisation des régimes fiscaux et la simplification des procédures qui sont également au cœur des débats pour garantir la stabilité et l’attractivité des titres souverains ».
Cette 14ᵉ session ordinaire du CCPC-TP a débuté la veille, par la traditionnelle journée consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations, sous la présidence de Luther Steeven ABOUNA YANGUI, Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor. Durant quatre jours, les experts des finances publiques de la sous-région vont plancher sur les réformes fiscales et la pérennité du marché des valeurs du Trésor, un enjeu central pour la stabilité financière et le financement des économies de la CEMAC.
Face à l’essoufflement du marché des titres publics, marqué par une baisse de la participation, une hausse des coûts d’émission ainsi qu’une forte concentration des engagements, les travaux visent à proposer des solutions innovantes. Les axes prioritaires concernent : l’élargissement de l’assiette fiscale, la modernisation des dispositifs de collecte, la consolidation du marché secondaire, l’harmonisation fiscale régionale, et l’optimisation de la gestion de la dette souveraine.
Occasion pour ABOUNA YANGUI de saluer l’engagement des plus hautes autorités, notamment du président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA qui fait de la gouvernance des finances publiques et de l’amélioration de la qualité de la dépense un pilier de son action gouvernementale. Et qui préconise une mobilisation collective pour bâtir un avenir financier plus solide et inclusif au sein de la CEMAC.
Les échanges attendus devraient donc permettre de formuler des recommandations concrètes afin de renforcer la résilience économique de la sous-région et de redonner un souffle nouveau au marché des valeurs du Trésor. Autrement dit, « Cette session permettra d’aborder des questions stratégiques telles que la valorisation des portefeuilles titres, les opérations de rachat/échange, la diversification de la base des investisseurs et la réglementation des changes. L’objectif est de bâtir un marché financier robuste, inclusif et pérenne au service du développement régional ».




















