Le gouvernement gabonais autorise des emprunts à hauteur de 1,5 milliard de dollars (857,85 milliards de francs CFA) sur les marchés internationaux pour cette année, selon le budget révisé 2026 publié ce mardi. Cette révision budgétaire intervient alors que le Gabon s’efforce d’obtenir un programme du Fonds monétaire international (FMI) et que la nation d’Afrique centrale attend les conclusions d’un audit portant sur plusieurs années d’endettement public.
Le document évalue le service total de la dette financière du Gabon — comprenant le paiement des intérêts et l’amortissement du principal — à 1 797 milliards de francs CFA (3,16 milliards de dollars) pour l’exercice 2026.
Les charges d’intérêts ont été révisées à la hausse de 16 % par rapport au budget initial adopté en décembre 2025, s’élevant désormais à 487,6 milliards de francs CFA. Les avances de trésorerie, utilisées pour combler les déficits de financement à court terme, devraient bondir de 376 % pour atteindre 39,1 milliards de francs CFA.
Parallèlement aux emprunts internationaux, le gouvernement prévoit l’émission de 424,9 milliards de francs CFA de bons du Trésor sur le marché domestique. Il convient également de noter que le nouveau budget réduit les prévisions globales de recettes de 22 %, à 3 240 milliards de francs CFA.
L’on peut également remarquer que les revenus du secteur extractif sont en baisse, tout comme les recettes pétrolières issues du partage de profits chutant de 30 % tandis que les recettes fiscales provenant des sociétés minières qui s’effondrent de 97 %, selon ces documents budgétaires. Par ailleurs, le budget affiche un besoin de financement global de 915,6 milliards de francs CFA pour l’année.
Pour la bonne gouverne, le gouvernement a lancé un audit de la dette publique qui examine les registres de la période 2016-2024. Elle recherche de passifs non divulgués, de projets non exécutés et de fonds n’ayant jamais atteint les comptes du Trésor. Selon l’agence de notation Moody’s a indiqué que cet examen pourrait révéler une dette supplémentaire non déclarée.



















