Pour ses 100 premiers jours à la tête du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy revendique un bilan globalement satisfaisant. Les grandes lignes de son action au cours de la dite période – 5 février au 15 mai 2026 – ont récemment été déclinées.
En clair, une série d’actions visant à accélérer la souveraineté alimentaire du Gabon a été engagée. Le membre du gouvernement dit s’être principalement concentré sur la relance de la filière avicole, la structuration des chaînes de valeur agricoles, le soutien aux producteurs et la modernisation des dispositifs vétérinaires, conformément à la feuille de route soumise par le chef de l’État.
Autrement dit, ce département ministériel revendique un taux global de réalisation de 98 % au terme des 100 premiers jours de son action gouvernementale, couvrant la période du 5 février au 15 mai 2026. Le rapport commis à cet effet met l’accent sur la préparation du Gabon à l’arrêt des importations de poulet de chair prévu au 1er janvier 2027, dans le cadre de la stratégie nationale d’autosuffisance alimentaire.
La souveraineté alimentaire et la relance de la production nationale ne sont pas en reste au cœur de cette feuille de route gouvernementale. Ce d’autant que le gouvernement s’était fixé comme objectif d’engager au moins sept projets structurants dans la filière avicole, comprenant des fermes intégrées, des provenderies et des abattoirs. Au 15 mai, dix projets avaient été lancés avec cinq partenaires stratégiques nationaux et internationaux, pour un volume d’investissement annoncé de près de 775 milliards de FCFA, entièrement financé par le secteur privé.
Ces partenariats concernent notamment des groupes turcs, chinois, camerounais et hongkongais impliqués dans la production de poussins, l’élevage de poulets de chair, l’abattage, la transformation et la logistique. À terme, ces investissements devraient permettre la production de près de 130 000 tonnes de poulet et générer environ 100 000 emplois directs et indirects.
Dans le même temps, 150 fermes avicoles locales ont été sélectionnées dans les neuf provinces du pays pour bénéficier d’un accompagnement technique, matériel et financier, soit le double de l’objectif initial fixé à 75 exploitations.
De l’avis du ministre Pacôme Kossy, ces 100 premiers jours ont permis de poser les bases d’une transformation durable du secteur avicole gabonais, tout en reconnaissant plusieurs défis liés aux délais administratifs, à la mobilisation des financements et à la coordination interministérielle.


















