La Journée mondiale de la biodiversité s’est célébrée ce 22 mai 2026, sous le thème « Des actions locales à l’impact mondial ». Elle s’est commémorée cette année sous une formule qui résume à la fois un constat et une méthode : les transformations nécessaires à l’échelle planétaire ne peuvent advenir sans l’engagement concret des communautés, des organisations et des pouvoirs publics à l’échelle locale.
De manière spécifique, elle met également en relief, une nouvelle fois, le rôle essentiel des autorités locales, des communautés et de l’ensemble de la société dans la préservation de la nature et la protection de la « maison verte » pour les générations futures.
L’ONG La Liane a pris une part active à cette mobilisation internationale, afin de sensibiliser les populations sur l’importance de préserver le patrimoine naturel. Fidèle à son approche pédagogique, elle n’a pas manqué de mettre exergue l’énorme potentiel en la matière dont regorge le Gabon et qui malheureusement est depuis en plus mis en péril.
« Le Gabon fait partie des pays les plus riches en biodiversité en Afrique et dans le monde. Nos forêts abritent des espèces emblématiques comme les éléphants de forêt, les gorilles, les tortues marines, les dauphins ainsi qu’une flore exceptionnelle. Nos mangroves et écosystèmes marins jouent également un rôle essentiel dans la protection des côtes, la reproduction des poissons et la lutte contre les changements climatiques », a indiqué Louey Ntogolo Christophen, son président.
Avant de déplorer que cette biodiversité est « cependant aujourd’hui menacée par un certain nombre de facteurs tels que : la pollution des plages et des mangroves ; la déforestation ; le braconnage ; les déchets plastiques ; l’exploitation incontrôlée des ressources naturelles et et les effets du changement climatique ».
« Préservation de la biodiversité, une responsabilité collective »
Pour Louey Ntogolo Christophen chaque geste compte. Raison pour laquelle, il lancé une invite à une réelle et profonde prise de conscience. Cela, dans le but d’éviter la pollution ; de protéger les espaces naturels ; de sensibiliser les jeunes générations ; promouvoir le reboisement utile ; encourager une gestion durable des ressources et de soutenir les actions de protection environnementale. Occasion plus qu’idoine pour cet expert environnemental et spécialiste des écosystèmes marins et mangroves de « rappeler que la protection de la biodiversité n’est pas seulement une question environnementale, mais aussi un enjeu de santé, d’économie, de sécurité alimentaire et d’avenir pour les générations futures ».
« Protéger la biodiversité, c’est protéger notre propre survie »
Pour la bonne gouverne, la biodiversité désigne l’ensemble des êtres vivants et des écosystèmes présents sur la planète : animaux, plantes, insectes, forêts, océans, mangroves et micro-organismes. Elle constitue le fondement même de la vie humaine et de l’équilibre naturel. Les experts estiment que sa protection ne relève pas uniquement des autorités ou des organisations de conservation, mais nécessite l’engagement de l’ensemble de la société. Grâce à des actions concrètes menées dans chaque localité, chaque citoyen peut contribuer à préserver la nature, en faveur d’un développement durable et de l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050.
Faut-il le rappeler, chaque année, le 22 mai marque la Journée internationale de la diversité biologique, date retenue par l’Assemblée générale des Nations Unies en référence à l’adoption, ce même jour, de la Convention sur la diversité biologique (CDB).




















